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Tommy Paul refuse les trophées et les micros après une défaite

Après sa défaite en finale à Hambourg, Tommy Paul a dénoncé le protocole imposé aux finalistes, trophée et micro inclus. À Roland-Garros, il prépare son premier tour contre Rinky Hijikata.

Lena Kovac
25 mai 2026
3 min
Tommy Paul refuse les trophées et les micros après une défaite

Tommy Paul a fini deuxième à Hambourg, puis a répondu sans filtre sur ce qu’il changerait dans le tennis. Interrogé à Roland-Garros, l’Américain a estimé que les finalistes ne devraient pas recevoir de trophée ni être obligés de parler après une défaite.

À 29 ans, droitier et habitué des fins de match, Paul a aussi enchaîné des rencontres marquées par des scores contrastés sur ses derniers matchs : il a battu Quinn 6-1 6-3 et Etcheverry 6-2 7-5, avant de perdre contre Buse 6-7(6) 4-6 6-3.

Hambourg, puis la question à Roland-Garros

À Hambourg, Paul a disputé sa première finale dans l’ATP 500 allemand. Face à Ignacio Buse, il s’est incliné 7-6(6) 4-6 6-3. Dans les minutes qui ont suivi la fin de match, on l’a vu quitter le court avec une posture raide, puis relâcher progressivement son buste, comme après une longue séquence d’échanges où le corps encaisse la tension.

Le lendemain, la scène a basculé sur une autre surface de pression : le plateau médiatique. À Roland-Garros, alors qu’on lui demandait s’il voulait modifier une règle, il n’a pas cherché à ménager la galerie. Il a pointé du doigt l’obligation faite aux finalistes de monter sur l’estrade et de parler après avoir perdu.

Une réponse courte, mais tranchante

Paul a résumé sa position en une phrase, avec cette fermeté qui coupe le bruit autour. Il a déclaré : « Je ne pense pas que les finalistes devraient recevoir des trophées et devoir ensuite se lever au micro pour parler à quelqu’un. Je ne connais pas beaucoup de sports qui font ça. »

On sentait, dans sa façon de poser les mots, qu’il parlait d’un moment précis : celui où le vaincu doit s’installer dans le protocole, sourire figé, pendant que la frustration est encore vive dans les épaules. Le public, lui, a surtout retenu le contraste entre l’effort fourni sur le court et la scène imposée juste après l’échec.

Dans le même temps, le tennis a aussi son versant “tribunes” : Coco Gauff avait plaisanté la semaine précédente, après une finale à Rome, en évoquant une cérémonie “après une défaite” et l’obligation de parler une fois le match terminé.

Le terrain parle : un dernier bloc de matchs contrasté

Avant de retrouver le tableau de Roland-Garros, Paul a traversé des matchs aux physionomies très différentes. Contre De Minaur, il a perdu 2-6 6-3 6-3, puis a pris le dessus sur Altmaier avec un score 6-2 7-5. Plus loin dans la semaine, il a aussi livré un match à rallonges contre Etcheverry : il a battu 6-7(5) 7-6(5) 7-6(7).

Sur un plan plus concret, on l’a vu chercher l’angle à chaque reprise : au moment d’attaquer, il a enchaîné un déplacement vers l’avant puis un coup droit qui partait tôt, avant que l’échange ne s’étire. Cette mécanique — avancer, prendre la balle, accélérer le tempo — a souvent fait basculer les points quand le duel restait serré.

Son prochain rendez-vous à Roland-Garros l’a déjà rattrapé : il affrontera Rinky Hijikata au premier tour. Pour Paul, l’objectif immédiat était clair : transformer cette entrée en match en tableau principal en un départ solide, alors que chaque tour compte pour la suite de son parcours sur la quinzaine parisienne.

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