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Le service de Gauff : une obsession selon Clijsters

Kim Clijsters estime que Coco Gauff est prise dans un cercle mental négatif autour de son service. En 14 matchs depuis le début 2026, l'Américaine a déjà cumulé 103 double-fautes.

Lena Kovac
2 mars 2026
2 min
Le service de Gauff : une obsession selon Clijsters

Le service de Coco Gauff inquiète. Depuis le début de la saison 2026, la numéro 4 mondiale accumule les double-fautes à un rythme préoccupant, et l'ancienne championne Kim Clijsters pointe désormais la dimension mentale du problème.

Des chiffres qui interrogent

La collaboration entre Coco Gauff et le spécialiste en biomécanique Gavin MacMillan a débuté en août dernier, avant l'US Open. L'objectif était précis : identifier l'origine des défaillances au service et les corriger. Après les premiers mois de travail en commun, l'intersaison devait permettre d'ancrer les ajustements et d'en voir les effets dès 2026.

Force est de constater que le bilan des deux premiers mois de saison n'est pas à la hauteur des attentes. En 14 matchs disputés, l'Américaine a commis 103 double-fautes, soit une moyenne de 7,4 par rencontre. Des chiffres qui illustrent une fragilité persistante, malgré des mois de travail ciblé.

Clijsters et le piège de l'obsession

Kim Clijsters, quatre fois vainqueure en Grand Chelem et ancienne numéro 1 mondiale, a livré son analyse sur le podcast Love All. Pour la Belge, le problème de Gauff dépasse désormais le cadre purement technique.

« C'est la dimension mentale : la concentration, le doute qui s'installe de plus en plus, et ça devient une obsession d'essayer de régler le problème. Mais travailler trop dur dessus peut aussi faire basculer dans une spirale négative et devenir une obsession. »

Le constat de Clijsters rejoint ce que l'on observe parfois chez des joueurs pris dans un cercle vicieux : plus la correction est cherchée, plus le geste se crispe. La suranalyse d'un mouvement, même bien intentionnée, peut en perturber l'automatisme.

La tension visible à Dubaï

Depuis les tribunes, ce type de friction interne est difficile à percevoir — sauf quand elle remonte à la surface. C'est ce qui s'est produit lors de la demi-finale à Dubaï, perdue face à Elina Svitolina. Après une double-faute, Gauff s'adressa visiblement à MacMillan, assis dans son coin : « J'ai fait tout ce que tu voulais depuis six mois. » Un éclat rare, d'autant plus frappant que la joueuse avait jusqu'alors publiquement soutenu son préparateur.

Ce moment dit quelque chose sur l'état de tension dans lequel se trouve l'Américaine autour de son service. Le geste lui-même — cet index pointé vers le bas, cette phrase lâchée après la faute — résume mieux que n'importe quelle statistique le poids psychologique que représente désormais cet aspect de son jeu.

Indian Wells et Miami comme premiers tests

Après Dubaï, Gauff disposait de deux semaines pour travailler à nouveau sur son service avant les grands rendez-vous américains. Indian Wells, puis Miami, constitueront les premières échéances concrètes pour mesurer si les ajustements portent enfin leurs fruits. Pour une joueuse installée au quatrième rang mondial, la gestion de cette problématique sera déterminante dans la perspective des prochains tournois du Grand Chelem.

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