Mirra Andreeva a remporté Roland-Garros 2026 en battant Maja Chwalinska en finale, sur le score de 6-3, 6-2. La Polonaise a, elle, salué le public après un parcours qui l’a menée jusqu’au dernier acte sur terre battue.
Maja Chwalinska a d’abord remercié les spectateurs lors de la cérémonie. Elle a insisté sur le soutien reçu pendant trois semaines, avant d’évoquer, avec humour, la différence de niveau qu’elle a perçue ce samedi.
Un dernier match à sens unique sur terre battue
En finale, Mirra Andreeva a pris l’ascendant rapidement. Elle a remporté le premier set 6-3, puis a enchaîné avec un second set 6-2, pour s’offrir son premier titre de Grand Chelem. Pour Chwalinska, le rêve s’est arrêté à ce stade, mais le trajet jusqu’au match décisif a marqué les esprits.
Avant cette finale, le tableau principal avait déjà offert à Chwalinska une trajectoire rare : la joueuse n’avait jamais atteint les quarts de finale d’un Grand Chelem et n’était jamais entrée dans le top 100. À l’issue de son parcours, elle a préparé ses adieux à Paris avec un discours tourné vers l’émotion et l’expérience vécue au Stade Roland-Garros.
Dans ses cinq derniers matchs, Chwalinska a battu Shnaider 6(7)-7 6-4, Kalinskaya 6(7)-7 6-3, Parry 6-3 6-2 et Sakkari 1-6 6-3 6-2, avant de s’incliner face à Andreeva 3-6 2-6.
Les mots de Chwalinska après la défaite
Lors de la cérémonie, Chwalinska a tenu à remercier les fans présents. Elle a aussi glissé une boutade qui a fait sourire : elle a regretté que le match n’ait pas été plus disputé, tout en attribuant la responsabilité à Andreeva.
« J’aimerais que vous voyiez un meilleur match aujourd’hui, mais Mirra était trop forte pour moi, alors je suppose que c’est sa faute. J’ai fait de mon mieux. Je suis désolée. »
Ce ton léger a accompagné une phrase plus personnelle : Chwalinska a dit que Paris resterait à jamais dans son cœur. Son parcours lui a permis d’atteindre un classement en carrière de 21e mondiale.
Du côté d’Andreeva, les cinq derniers matchs avant la finale ont confirmé sa capacité à imposer son rythme. Elle a notamment bat Bouzkova 6-4 6-2 et bat Cirstea 6-0 6-3, avant de terminer avec Andreeva bat Chwalinska 6-3 6-2.
Ce que cette finale a changé pour le tableau
Le score final a donné une lecture nette : Andreeva a tenu la distance dans le dernier match et a transformé les temps forts en avantage décisif, avec une exécution solide sur l’ensemble de la rencontre. Chwalinska, elle, a quitté le tournoi avec un bilan de parcours inédit, puisqu’elle avait atteint la finale sans avoir déjà franchi ce cap auparavant dans un Grand Chelem.
Le contraste a aussi été clair dans la manière d’aborder la fin de match. Là où Andreeva a porté la rencontre vers sa conclusion, Chwalinska a choisi de clôturer son histoire à Paris avec reconnaissance envers le public, puis avec une pointe d’ironie sur le manque de suspense.
La suite pour Chwalinska s’écrit désormais avec un nouvel objectif de classement. Son prochain match la placera sous une autre pression : défendre des points après cette finale, alors qu’elle visera à confirmer sa progression lors du prochain tournoi du calendrier 2026.




