Emma Raducanu est restée incertaine sur sa participation à Wimbledon après avoir porté une botte orthopédique et ajusté son programme d’entraînement sur les jours précédents. Après une reprise sur les courts dimanche, la joueuse a annoncé vouloir faire “tout” avec son équipe dans les 24 heures pour être prête pour son match d’ouverture.
Emma Raducanu a donc pris le temps de clarifier la situation en conférence de presse avant le début du tournoi. Elle a expliqué souffrir d’un problème à la partie basse de la jambe, présent depuis la fin de la saison sur terre battue, avec une gestion progressive depuis avant les Internationaux de France. Le choix a été simple à défendre : ne pas “forcer” en dehors de ce qui permettait une évaluation rapide, puis se donner une fenêtre de traitement, en visant le premier tour.
Un planning cassé pour préserver la jambe
La séquence a été nette. Mercredi soir, Raducanu a été aperçue avec une botte orthopédique. Jeudi, elle a annulé la séance. Vendredi, elle ne s’est pas entraînée. Samedi, elle a écourté sa pratique après avoir eu des difficultés dans ses déplacements.
Dimanche, elle a finalement repris l’entraînement avant de parler aux médias. Sur gazon à Wimbledon 2026, la moindre gêne au niveau de la jambe se paie cash : il faut pouvoir enchaîner les appuis, amortir et repartir. C’est là que ça se joue, et Raducanu a décidé de mettre la priorité sur la disponibilité plutôt que sur le volume.
“Le plan, c’est de jouer”
En conférence de presse, Raducanu a décrit une stratégie de gestion : traitement avec l’équipe et décision au fil des heures. Elle a résumé son plan en une phrase, axée sur l’objectif immédiat, pas sur des hypothèses.
« Je vais faire tout ce que je peux avec mon équipe en matière de traitement, et c’est le plan actuel. Le plan, c’est de jouer. »
Elle a aussi précisé que la gêne concernait la partie basse de la jambe. Dans sa formulation, il n’y avait pas de place pour un scénario “au cas où”. Le calendrier d’un Grand Chelem ne lui a pas laissé de marge : soit elle franchissait le cap avant le premier match, soit elle devait renoncer.
Un premier tour contre Antonia Ruzic
Si Raducanu a été autorisée à concourir, elle a débuté Wimbledon 2026 face à Antonia Ruzic lundi. Leur rencontre à venir s’est inscrite dans un rapport de forces déjà connu : les deux joueuses s’étaient croisées une fois plus tôt dans la saison, à l’occasion du tournoi WTA 1000 de Dubaï.
À Dubaï, Raducanu a été contrainte d’affronter la Croate après avoir “lutté” contre une maladie, avec des contrôles de tension et de pouls avant de s’incliner en trois sets. Cette fois, l’enjeu a changé : la question n’a pas porté sur le corps de l’adversaire, mais sur la capacité de Raducanu à tenir ses appuis sur gazon.
La suite probable : décision avant le coup d’envoi
La question qui se posait à l’approche du premier tour était donc très concrète : Raducanu a-t-elle été suffisamment remise pour entrer sur le gazon de Wimbledon 2026, et à quel niveau de mobilité ? Si elle a été confirmée, elle a joué lundi contre Antonia Ruzic. Si elle ne l’a pas été, le tableau principal de Wimbledon 2026 a dû se réorganiser autour de son absence.




