Emma Raducanu traverse une saison 2026 marquée par les pépins physiques. Après avoir mis fin prématurément à sa saison 2025 sur blessure, la Britannique enchaîne les forfaits cette année, contrainte de déclarer forfait à Miami puis à Linz. Tim Henman, ancien joueur et compatriote, a pris la parole pour identifier ce qu'il considère comme le chantier prioritaire.
Une saison perturbée par les problèmes de santé
Emma Raducanu dispute sa 28e place mondiale dans un contexte difficile. En début d'année, un problème au pied avait déjà limité sa préparation. Puis, en début février à Cluj-Napoca, la Britannique contracta une maladie virale dont les séquelles se font encore sentir deux mois plus tard.
La conséquence la plus visible reste son dernier match disputé : une défaite sèche face à Amanda Anisimova à Indian Wells, 6-1 6-1, sans réelle résistance. Depuis, les retraits se sont accumulés — Miami, puis Linz — en raison des mêmes effets post-viraux. Sur sept tournois joués cette année, son bilan s'établit à 7 victoires et 7 défaites.
Henman cible la condition physique comme priorité absolue
Tim Henman, interrogé par Sky Sports, ne tourne pas autour du pot. Selon lui, la fragilité physique de Raducanu l'empêche de construire une régularité sur le circuit, et c'est ce point précis qu'il faut traiter en priorité.
« Elle a besoin de plus de résilience physique pour ne pas accumuler ces petites blessures qui l'éloignent du court. Elles l'empêchent de construire son momentum en match. Si je devais pointer un seul domaine, ce serait sans aucun doute la condition physique. »
L'ancien joueur britanniqueévoque également la possibilité de travailler cet aspect directement sur le court, en combinant exercices physiques et travail à la balle — des séances en deux contre un, par exemple, pour renforcer à la fois les automatismes et la robustesse physique.
Ce que le score ne dit pas : un problème structurel, pas ponctuel
Ce que pointe Henman va au-delà du dernier match. La question n'est pas celle d'une contre-performance isolée face à Anisimova, mais d'un schéma récurrent : des absences qui brisent le rythme de compétition avant même que le niveau de jeu puisse être évalué sur la durée.
Un indicateur intéressant : sur les cinq derniers matchs disputés, Raducanu a notamment battu Zakharova 6-1 6-3, mais aussi perdu face à Ruzic (6-1 5-7 6-2), Osorio (2-6 6-4 2-0 au retrait) et Cirstea (6-0 6-2) dans des conditions qui ont pu varier. Ce n'est pas tant la constance du niveau qui pose question ici, que la capacité à enchaîner des semaines sans interruption contrainte.
Henman lui-même reconnaît que la Britannique ne pourra pas concurrencer physiquement une joueuse comme Anisimova balle pour balle. Mais il estime que renforcer la robustesse de l'organisme reste un levier réaliste et prioritaire, indépendamment du style de jeu à développer.
La suite : un calendrier à reconstruire
Après ses forfaits à Miami et Linz, Raducanu devra définir son prochain engagement sur le circuit. La saison sur terre battue s'ouvre dans les semaines à venir, avec les tournois de Madrid et Rome avant Roland-Garros. Chaque semaine d'absence représente des points non défendus et un classement à surveiller de près pour la joueuse, actuellement 28e mondiale. Le vrai enjeu à court terme sera de retrouver une disponibilité physique suffisante pour jouer plusieurs tournois consécutifs.




