Mirra Andreeva a remporté la finale de Roland-Garros en deux sets, en battant Maja Chwalinska sur le score de 6-3, 6-2. Dans son discours, la Russe a surtout insisté sur un point : la gestion de la pression et des nerfs, tout au long du tournoi.
Mirra Andreeva a décroché le plus grand titre de sa carrière sur la terre battue parisienne. En finale, elle a contrôlé le match avec une première manche maîtrisée, puis une accélération dès le début du second set.
Une finale bouclée en deux sets
Le tableau final a basculé dès les premiers échanges. Mirra Andreeva a d’abord imposé un rythme qui lui a permis de garder l’initiative, avant de verrouiller la suite sur ses temps forts. Face à Maja Chwalinska, elle a remporté 6-3 puis a enchaîné en 6-2, sans offrir de prise sur la durée.
Ce qui ressort, c’est la façon dont elle a raconté ce qu’elle avait vécu. Sur le podium, elle a remercié son équipe et son entraîneur, Conchita Martinez, puis s’est adressée à elle-même. Le message était clair : elle a reconnu la difficulté intérieure à porter l’enjeu, même quand elle paraissait calme sur le court.
« Je veux aussi me remercier d’avoir cru en moi. Même quand c’était dur, j’ai donné toujours 100 %. »
Le chemin vers la couronne, match après match
Avant la finale, Mirra Andreeva a enchaîné des victoires nettes dans le tableau. Elle a notamment battu Kostyuk sur le score de 6-1, 6-3, puis Cirstea en 6-0, 6-3, avant de s’imposer face à Bouzkova en 6-4, 6-2 et à Bassols Ribera sur 3-6, 6-1, 6-1.
Dans ses autres rencontres à Roland-Garros, elle a battu Kostyuk sur le score de 6-1, 6-3, Cirstea en 6-0, 6-3, Bouzkova en 6-4, 6-2 et Bassols Ribera sur 3-6, 6-1, 6-1.
- Andreeva bat Chwalinska 6-3 6-2
- Andreeva bat Kostyuk 6-1 6-3
- Andreeva bat Cirstea 6-0 6-3
- Andreeva bat Bouzkova 6-4 6-2
- Andreeva bat Bassols Ribera 3-6 6-1 6-1
À ce niveau, la marge est infime. Ce qui a fait basculer la trajectoire, c’est la capacité à rester dans son schéma de jeu quand l’adversaire tente de provoquer. On voit un changement dans l’approche sur le dernier match listé : après avoir perdu 3-6, elle a repris le contrôle avec deux manches à 6-1, ce qui a réduit la place à l’incertitude.
Dire merci, et mettre des mots sur les nerfs
Lors de la remise des trophées à Roland-Garros, Mirra Andreeva a expliqué qu’elle avait dû composer avec l’anxiété. Elle a reconnu que, même si elle semblait posée la plupart du temps sur le court, elle a vécu une bataille intérieure pendant les semaines du tournoi.
Elle a aussi replacé son travail dans une logique simple : croire, répéter, ajuster. Dans ses propos, elle a évoqué le fait de donner le maximum « même quand c’était dur », et de chercher à progresser « chaque jour » en tant que joueuse et en tant que personne.
« Seule moi, je sais à quel point c’était difficile. J’étais nerveuse ces dernières semaines. »
Après le titre : la suite probable du calendrier
Ce succès confirme surtout sa capacité à répondre présent dans les grands rendez-vous, alors qu’elle a su transformer la pression en force tout au long du tournoi.




