À Madrid, Mirra Andreeva a vécu une finale de Masters 1000 marquée par des occasions manquées : elle a concédé sa première défaite en finale à ce niveau face à Marta Kostyuk. Dans les heures qui ont suivi, la numéro 7 mondiale a reconnu s’être livré à un discours très dur après le revers.
Mirra Andreeva a raconté qu’elle n’avait cessé de se critiquer, au point de se dire qu’elle jouait « très mal ». La Russe de 19 ans a notamment évoqué le moment où elle a eu deux balles de set sur le service de Kostyuk, alors qu’elle menait 5-4 dans le deuxième set, sans réussir à convertir. Dans cette finale disputée sur terre battue, elle a ensuite été breakée dans le 11e jeu, avant de voir la numéro 7 en difficulté sur la fin de manche.
Deux balles de set, puis la sanction
Le tournant a été concentré sur une séquence précise du deuxième set. Menée 6-3, puis 5-4, Marta Kostyuk a vu Andreeva se procurer des occasions sur son service. Mais les deux balles de set n’ont pas abouti, et le match a basculé : Kostyuk a pris le contrôle du jeu suivant, en s’imposant au moment où Andreeva était à un point du gain du set.
Andreeva a donc terminé la rencontre sur un score de 3-6, 5-7, avec un basculement décisif dans le deuxième set. Ce que le score ne suffit pas à résumer, c’est l’écart entre les opportunités créées et la conversion finale. Un indicateur intéressant, c’est aussi la manière dont elle a réagi le lendemain : après la finale en simple à Caja Magica, elle est revenue sur le court pour sa finale en double.
Le lendemain en double, puis une entrée en matière à Rome
Un jour après sa défaite en simple, Andreeva a disputé une finale en double avec Diana Shnaider. Le duo n’a pas réussi à s’imposer, en s’inclinant en deux sets face à Katerina Siniakova et Taylor Townsend. Cet enchaînement a eu un effet immédiat sur sa tête : elle a expliqué qu’être engagée sur un autre match l’avait aidée à changer d’état d’esprit, au lieu de rester bloquée sur la finale perdue.
Quelques jours plus tard, à Rome, elle a retrouvé un visage plus tranchant dès son premier match. En simple, elle a battu Antonia Ruzic 6-1, 6-0. Là encore, ce sont des faits bruts : un score net dès l’entrée, qui a montré qu’elle pouvait enchaîner sans s’enfermer dans le résultat de Madrid.
Son discours après Madrid et la suite à Rome
Après la finale, Andreeva a assumé avoir été très dure avec elle-même. Elle a notamment expliqué qu’elle ne pensait qu’à la mauvaise qualité de son jeu juste après le match, avant de basculer vers la nécessité de se concentrer sur la compétition suivante.
« Je me suis vraiment montrée dure envers moi-même. Après la finale que je viens de perdre, je n’ai pensé qu’à quel point je jouais mal. Je me disais : “Oh mon Dieu, je joue très mal en ce moment. Qu’est-ce que c’est ?” »
Pour la suite à Rome, la Russe a rendez-vous avec une première confrontation de sa carrière contre Viktorija Golubic, classée 90e. Les prochains points à défendre se jouent donc sur ce premier tour du tableau, avec un objectif clair : repartir du bon côté dès son match suivant.




