Amanda Anisimova a fait ses débuts sur le court à Dubaï par une victoire nette face à Janice Tjen 6-1, 6-3. L'Américaine, tête de série n°2 en l'absence d'Aryna Sabalenka et Iga Swiatek, se qualifie pour les quarts de finale du WTA 1000 émirati sans avoir disputé de match avant ce troisième tour.
Une gestion de calendrier qui paie
Le parcours d'Anisimova à Dubaï relève d'abord d'un coup de calendrier. Exemptée de premier tour, l'Américaine bénéficia ensuite du forfait de Barbora Krejcikova au deuxième tour. Résultat : son premier match de la semaine ne survint qu'au troisième tour. Un avantage en termes de fraîcheur physique, un risque en termes de rythme compétitif.
Amanda Anisimova a tranché ce dilemme dès les premiers jeux. Des breaks dans les deuxième et sixième jeux du premier set suffirent à installer sa domination. Janice Tjen, 46e mondiale et forte de victoires sur Yastremska et Fernandez lors des tours précédents, ne put jamais imposer son rythme.
Un sursaut de Tjen vite étouffé
La deuxième manche offrit un bref sursaut de l'Indonésienne. Tjen décrocha son premier break du match et mena 2-0. Un moment de flottement qui aurait pu inquiéter après une semaine sans compétition. Mais Anisimova répliqua immédiatement, alignant six des sept jeux suivants pour conclure 6-3.
L'Américaine de 24 ans, 5 titres au compteur et un bilan de 102 victoires pour 67 défaites sur dur en carrière, afficha une efficacité au service conforme à ses standards : 65% de premières balles et 2,8 aces par match en moyenne cette saison. La différence se fit surtout au retour, où elle étouffa les tentatives offensives de Tjen.
Un état d'esprit libéré
Avant le tournoi, Anisimova confia avoir changé d'approche mentale par rapport à l'Open d'Australie, où la pression l'avait pesée.
"Je ressens beaucoup moins de pression et de stress qu'en Australie. J'ai pu réfléchir et réorienter mes objectifs, me concentrer davantage sur le processus."
Ce lâcher-prise revendiqué se traduit dans le jeu. Anisimova n'avait jamais dépassé le deuxième tour à Dubaï avant cette édition. Elle se retrouve désormais à trois victoires d'un premier titre dans l'émirat. La question qui se pose maintenant : ce rythme de compétition décalé — un seul match en une semaine — constitue-t-il un avantage ou un handicap face à des adversaires déjà rodées ?
Andreeva en quarts : un choc attendu
En quart de finale, Anisimova affrontera Mirra Andreeva, tenante du titre et tête de série n°5. Un choc entre deux joueuses aux trajectoires opposées : l'Américaine en quête de régularité au plus haut niveau, la Russe de 18 ans qui cherche à confirmer son sacre de 2025. Anisimova devra maintenir l'intensité affichée face à Tjen et trouver des solutions tactiques contre une joueuse plus imprévisible. L'enjeu est clair : atteindre le dernier carré d'un WTA 1000 et engranger des points précieux pour consolider sa place dans le top 5.




