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Gauff et la « rage room » : une idée qu'elle s'approprie

Après avoir brisé sa raquette devant les caméras à l'Open d'Australie, Coco Gauff a réagi avec humour à l'introduction d'une « rage room » dans le circuit — un espace privé dédié aux coups de colère des joueuses.

Julien Doucet
4 mars 2026
3 min
Gauff et la « rage room » : une idée qu'elle s'approprie

À quelques jours du tournoi d'Indian Wells, Coco Gauff a réagi à l'introduction d'un espace privé dédié à la casse de raquettes dans le circuit WTA. Une initiative directement liée à l'incident qui l'avait impliquée à l'Open d'Australie, où des caméras avaient capturé son coup de colère en quart de finale.

Une scène à l'Open d'Australie qui a tout déclenché

Après sa défaite en quart de finale de Melbourne, Coco Gauff avait brisé sa raquette sous l'œil des caméras. La scène avait largement circulé, et l'Américaine ne l'avait pas vécu comme un simple incident de parcours. Elle avait pris la parole pour dénoncer l'omniprésence des équipes de tournage dans les coulisses, et réclamé davantage de zones préservées pour les joueurs.

Sa sortie avait provoqué un débat dans le milieu du tennis professionnel : jusqu'où les diffuseurs peuvent-ils aller dans les espaces privés ? La question, soulignée par une joueuse de premier plan, avait eu un écho rapide.

La « rage room » de l'ATX Open, une réponse directe

La semaine précédant Indian Wells, l'ATX Open introduisait une « rage room » — une salle isolée où les joueurs peuvent casser leur matériel loin des objectifs. L'initiative, présentée comme un dispositif de gestion émotionnelle, a immédiatement été associée à la prise de position de Gauff.

L'intéressée ne s'en est pas défendue, avec une pointe d'humour. Interrogée à ce sujet avant Indian Wells, elle a reconnu en souriant être probablement à l'origine de l'idée.

« C'est clairement inspiré de moi, j'imagine (sourire). Alors je le prends bien. [...] Si je sens que j'ai besoin d'évacuer de la frustration, je serais définitivement dans la rage room. »

Elle a précisé que casser une raquette ne fait pas partie de ses habitudes, mais que lorsque cela arrive, cela arrive. Et que son intention reste, en tout état de cause, de ne pas le faire devant les caméras ni sur le court.

Une demande de confidentialité, pas d'impunité

Ce qui ressort de la position de Gauff, c'est une distinction nette entre l'émotion elle-même et son exposition. Elle ne remet pas en cause le fait de ressentir de la frustration — elle demande simplement que ces moments restent hors champ. C'est un aspect souvent sous-estimé dans le débat sur le comportement des joueurs : la question n'est pas tant de savoir si les émotions sont acceptables, mais dans quel espace elles doivent pouvoir s'exprimer.

Elle a d'ailleurs évoqué, avec légèreté, l'existence de salles similaires accessibles au grand public à Indian Wells, où l'on casse des assiettes plutôt que des raquettes — une option qu'elle a jugée « probablement plus fun ».

Indian Wells en ligne de mire

La numéro 4 mondiale arrive à Indian Wells dans un contexte sportif chargé. Sa dernière sortie en Grand Chelem s'était conclue par cette défaite en quart à Melbourne, avec la séquence désormais connue de tous. Le BNP Paribas Open représente pour elle une occasion de se concentrer sur le court, loin du bruit médiatique de ces dernières semaines. Son premier adversaire dans le tableau reste à déterminer, mais l'enjeu est clair : performer dans l'un des tournois les plus relevés de la saison, sur une surface dure en plein air où la gestion mentale compte autant que la qualité de jeu.

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