Lors de la demi-finale du tournoi WTA 1000 de Dubai, Coco Gauff a été captée par un micro en train de lancer une remarque cinglante à son coach en biomécanique, Gavin MacMillan. La scène, survenue en plein match contre Elina Svitolina, a rapidement circulé sur les réseaux sociaux. L'ancien joueur de circuit Steve Johnson s'est dit surpris par cette sortie publique.
48 doubles fautes en quatre matchs : le service en crise
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Sur le tournoi de Dubai, Coco Gauff a accumulé 48 doubles fautes en quatre matchs, ce qui constitue le record de doubles fautes pour un seul tournoi WTA en 2026. Sur l'ensemble de la saison, en dix matchs répartis sur trois tournois, la compteur avait déjà atteint 55 doubles fautes avant même d'arriver aux Émirats.
C'est dans ce contexte de service en souffrance que MacMillan avait été recruté, en août dernier, pour retravailler la mécanique du geste. La tâche s'avère plus longue que prévu. Et les chiffres de Dubai en témoignent.
La phrase capturée au pire moment
Le moment survint à 3-3 dans le deuxième set, après une double faute qui porta le score à 15-30. Gauff se retourna vers son staff et, clairement audible sur les micros de court, lâcha la phrase qui fit le tour du tennis mondial :
"I've been doing everything you've wanted for the last six months..."
Le sous-entendu était transparent. Six mois de travail spécifique sur le service, et les doubles fautes continuaient de s'accumuler à un rythme préoccupant.
La suite du match fut paradoxale. Gauff remporta ce jeu, puis sauva quatre balles de match pour emporter le deuxième set. Mais Svitolina s'imposa finalement 6-4, 6-7 (15), 6-4, mettant fin à la campagne américaine à Dubai.
Johnson nuancé, mais frontal
Steve Johnson réagit à cette séquence dans l'émission Nothing Major Show. L'Américain, qui a connu ses propres turbulences en cours de match au fil de sa carrière, reconnut d'emblée sa surprise face à cette sortie publique.
"It looked like she was saying, 'I've done everything you've asked and I'm still serving like this.' That's not what you want to be saying mid-match [...] She's much better than me. So you would expect her not to have those kinds of in match meltdowns."
La distinction qu'établit Johnson est intéressante. Il ne juge pas le fond du propos — il reconnaît même avoir posé des questions similaires à ses propres entraîneurs — mais c'est le timing et le caractère public de la remarque qui l'ont étonné. Pour un joueur de son niveau, ce type de dialogue appartient au vestiaire, pas au court.
Gauff maintient sa confiance dans le processus
Ce qui rend la séquence plus complexe encore, c'est ce que Gauff avait déclaré en conférence de presse en début de tournoi. Interrogée sur un éventuel changement d'encadrement, elle avait été catégorique : MacMillan restait, et elle faisait confiance au processus.
Entre cette déclaration publique de soutien et la phrase capturée quelques jours plus tard en plein match, l'écart est saisissant. Il dit quelque chose sur la pression qui s'accumule autour d'un service qui résiste aux corrections, malgré des mois de travail ciblé.
Avec le retour sur le circuit en mars, Gauff devra rapidement tourner la page de Dubai. Actuellement quatrième mondiale, elle aborde les prochaines semaines avec l'enjeu de stabiliser un service qui reste son point faible le plus exposé sur les grands tableaux. La question MacMillan — rester ou changer — risque de se reposer si les doubles fautes persistent au même rythme.




