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Gauff compare son service à Rybakina : « J'ai du chemin »

Après sa qualification en quarts du Miami Open, Coco Gauff a réagi avec humour à la comparaison établie entre sa lancée de balle et celle d'Elena Rybakina, tout en assumant un chantier technique qui se construit dans la durée.

Adam Hartley
25 mars 2026
3 min
Gauff compare son service à Rybakina : « J'ai du chemin »

En marge de sa qualification pour les quarts de finale du Miami Open, Coco Gauff a réagi avec humour à la comparaison établie entre sa lancée de balle et celle d'Elena Rybakina. Un moment léger qui cache un travail de fond engagé depuis plusieurs mois sur l'un des secteurs les plus problématiques de son jeu.

Un chantier ouvert depuis août dernier

Tout commence en août, quand Coco Gauff intègre Gavin MacMillan à son équipe. Le spécialiste en biomécanique a pour mission d'identifier les causes des difficultés au service de l'Américaine. Rapidement, des ajustements sont apportés à sa gestuelle, et notamment à la façon dont elle lance la balle.

Ce détail technique a retenu l'attention des observateurs. Suffisamment pour que certains y voient une ressemblance avec la lancée de balle de Rybakina. Après sa victoire contre Sorana Cirstea — 6-4 3-6 6-2 — qui la propulse en quarts de finale à Miami, Gauff est interrogée sur le sujet en conférence de presse.

La réponse est directe, et ironique.

« Je l'ai vu... Je veux dire, elle est la meilleure serveuse du circuit, donc... il faut que j'arrive à ce niveau-là. »

Des chiffres qui relativisent les progrès

La comparaison flatte, mais les statistiques ramènent à la réalité. En 19 matchs disputés en 2026, Gauff a signé 21 aces pour 120 doubles fautes. C'est là que se mesure l'écart réel avec Rybakina, dont le service reste l'une des armes les plus redoutables du circuit.

Le choix stratégique de conserver MacMillan dans ce contexte mérite d'être souligné. Avec de tels chiffres, la pression pour changer d'approche aurait pu peser. Gauff a pourtant maintenu le cap — un pari sur le long terme qui, par définition, n'offre pas de résultats immédiats.

En Dubai, quand la question d'un éventuel renvoi du spécialiste lui est posée, elle avait été claire.

« Je fais confiance au processus. [...] Je pense que mon service s'améliore. Je me sens plus à l'aise pour aller chercher mes appuis dessus. Les doubles fautes sont clairement moins nombreuses cette année. »

Une logique de calendrier assumée

Ce que dit Gauff entre les lignes est aussi intéressant que les chiffres eux-mêmes. Elle reconnaît que cette période de l'année — la tournée nord-américaine sur surface dure — n'a pas historiquement été son meilleur moment. Et elle revendique clairement une logique de construction autour des Grand Chelems.

C'est un choix de programmation assumé : accepter des performances en demi-teinte sur cette fenêtre pour ne pas compromettre un travail de fond. Le risque, c'est que le service reste un point faible structurel. La marge de manœuvre n'est pas infinie, surtout face aux meilleures.

Rybakina, précisément, en est la démonstration inverse. La Kazakhe a dominé son huitième de finale à Miami avec une première balle à 68 % et une gestion impeccable de ses points de bris. Le contraste avec les standards de service de Gauff est objectivement marqué.

Les quarts comme premier test grandeur nature

La question qui se pose maintenant est simple : ce travail technique résiste-t-il à la pression des grands matchs ? Gauff affrontera Belinda Bencic en quarts de finale du Miami Open. Face à une adversaire capable de hausser le niveau dans les moments décisifs, le service sera scruté. Un dérapage au moment clé, et toutes les comparaisons flatteuses avec Rybakina passeront à la trappe. Un match solide, et le processus en sortira validé — au moins partiellement.

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