Elena Rybakina a reconnu avoir eu l’impression que son jeu allait “vers le bas” avant de revenir, mais Leylah Fernandez a finalement emporté le quart de finale à Stuttgart en 7-6(5) 4-6 6-7(6), malgré un match qui s’est joué sur des détails. Rybakina a notamment sauvé des balles de match, dont une au service de son adversaire dans le troisième set.
Elena Rybakina a livré son analyse à chaud après la rencontre, en décrivant une entame où “rien ne marchait” et où la frustration l’a menée à “aller vers le bas”. Sur le plan des chiffres, elle a tout de même terminé avec 7 aces et une première balle à 66%, tandis que Fernandez a répondu par 6 aces et 68% de premières balles. Le contraste s’est fait surtout dans les moments à enjeu, avec des balles de break converties à 4 pour Rybakina et 3 pour Fernandez.
Une entame sous tension, puis une réaction
Le quart de finale de Stuttgart s’est d’abord dessiné défavorablement pour Rybakina. Elle a concédé un break et a dû courir après le score, avant de revenir pour forcer un tie-break dans le premier set. À cet instant, les données montrent un match accroché au service : 7 aces pour la Kazakhstanaise, 8 doubles fautes aussi, pendant que Fernandez a compté 6 aces et 6 doubles fautes.
Dans le deuxième set, Fernandez a pris l’avantage avec un break pour mener 4-2. Rybakina a alors inversé la trajectoire en enchaînant quatre jeux de suite, ce qui a envoyé la rencontre dans un troisième set décisif. La bascule n’a pas été seulement psychologique : les balles de break converties ont aussi compté, avec 4 pour Rybakina sur l’ensemble du match.
Fernandez a tenu le rythme, puis Rybakina a sauvé
On aurait pu imaginer un relâchement côté canadien après avoir raté une fermeture en deux manches, mais Leylah Fernandez a continué à produire son tennis. Elle a ouvert le troisième set avec un avantage, en prenant un 5-3 dans le score. Les statistiques de service confirment un duel serré : la première balle de Rybakina était à 66%, celle de Fernandez à 68%, et les deux joueuses ont multiplié les séquences tendues au filet et derrière la ligne sans que l’une ne réussisse à s’arracher durablement.
Au moment le plus critique, Rybakina a sauvé une balle de match au 10e jeu, sur le service de Fernandez. Puis elle a récidivé dans le tie-break, avant que la manche ne bascule finalement dans le camp de son adversaire. Au total, Fernandez a converti 3 balles de break, Rybakina 4 : sur ce match, la différence s’est jouée sur la dernière séquence, pas sur l’ensemble du volume.
“Je suis allée vers le bas” : la lecture de Rybakina
« Je ne sais pas… au début, il y avait beaucoup de frustration. J’allais vers le bas. Le service ne marchait pas. Puis j’ai trouvé du combat, et quelques points ont été importants. »
Dans son interview sur le court, Elena Rybakina a replacé l’histoire dans l’ordre des sensations : une entame où “rien ne fonctionnait”, puis la capacité à gagner des points clés, en particulier dans le deuxième set. Elle a aussi insisté sur la difficulté de la journée, sans chercher à masquer les passages compliqués.
Les chiffres ne contredisent pas cette impression : 8 doubles fautes pour Rybakina contre 6 pour Fernandez, et des balles de break converties qui témoignent d’une bataille à haute intensité. Sur une rencontre aussi serrée, ce sont les “coups d’arrêt” qui font la différence. Ici, Rybakina en a évité plusieurs, jusqu’au bout.
Stuttgart : Andreeva attend, et la suite de la semaine
À Stuttgart, le tournoi se jouait sur terre battue. En demi-finale, Elena Rybakina devait affronter Mirra Andreeva, tête de série n°6, après sa victoire à Linz. Pour Rybakina, le prochain rendez-vous se situait donc dans la foulée du quart, à l’issue duquel elle avait encore une occasion de rebondir.
La rencontre du 17 avril 2026 en quart de finale a surtout laissé une consigne claire : quand le match a basculé dans les tie-breaks et les jeux à balle de match, Rybakina a su répondre, même quand son service “n’était pas en place”. Le prochain objectif se dessinait désormais autour de cette demi-finale à Stuttgart, avec une adversaire annoncée comme redoutable, et des points à défendre sur la fin de semaine.




