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Dubai : Svitolina, épuisée après Gauff, battue en finale

Elina Svitolina explique sa défaite en finale de Dubai contre Pegula par la fatigue accumulée lors de son marathon en demi-finale face à Coco Gauff.

Adam Hartley
23 février 2026
4 min
Dubai : Svitolina, épuisée après Gauff, battue en finale

À Dubai, Elina Svitolina a payé cash le prix de son bras de fer en demi-finale. Après avoir arraché sa qualification face à Coco Gauff au terme d'un match épuisant, la numéro 9 mondiale s'est heurtée le lendemain à une Jessica Pegula impeccable, qui a remporté le titre 6-2, 6-4. En conférence de presse, la joueuse ukrainienne de 31 ans a expliqué sans détour les raisons de ce contraste de niveau d'un match à l'autre.

Un marathon contre Gauff aux lourdes conséquences

Pour comprendre la finale, il faut d'abord relire la demi-finale. Coco Gauff et Elina Svitolina se sont livrées à un duel intense en trois sets, le deuxième basculant dans un jeu décisif interminable. L'Ukrainienne s'est finalement imposée 6-4, 6-7(15), 6-4, non sans avoir puisé profondément dans ses réserves physiques.

C'est là que ça se joue. Face à Gauff, Svitolina a dû s'adapter à une joueuse jeune et offensive, capable de frapper fort des deux côtés. La numéro 5 mondiale, 21 ans, n'a pas ménagé ses efforts — et Svitolina non plus. Tenir ce niveau d'intensité sur trois sets consécutifs, dans un tournoi à calendrier serré, représente un défi physique considérable, a fortiori à 31 ans.

La séquence du deuxième set résume à elle seule l'état dans lequel cette demi-finale a laissé les deux joueuses. Un jeu décisif qui n'en finit pas, des points disputés jusqu'à l'épuisement — le genre de set qui laisse des traces le lendemain. Svitolina l'a emporté. Mais à quel prix.

Dans les tournois de ce calibre, les demi-finales et finales s'enchaînent à vingt-quatre heures d'intervalle. La règle vaut pour tout le monde. Mais pour Svitolina, qui avait décroché un titre à Auckland en début de saison 2026, cet enchaînement s'ajoutait à plusieurs semaines de compétition intensive.

Pegula, une machine bien huilée face à une adversaire vidée

Le lendemain, Jessica Pegula n'a laissé aucune chance. La numéro 6 mondiale abordait la finale dans des conditions idéales : pas de marathon en demi-finale, un jeu de fond de court calibré pour les surfaces rapides. Elle déroula 6-2, 6-4, en maîtrise totale du début à la fin.

À Dubai, elle frappa la balle avec une constance et une précision qui n'offrirent aucune marge de manœuvre à Svitolina. L'Ukrainienne, incapable d'imposer son rythme ni de trouver les angles, subit d'un bout à l'autre. Chaque balle un peu courte devenait une occasion pour l'Américaine — et il y en eut beaucoup.

Il y a une logique à ce résultat. Pegula joue un tennis sans faille sur surface rapide, où la qualité de frappe prime sur la tactique. Ce jour-là, Svitolina n'avait tout simplement plus les jambes pour tenir l'échange.

«Physiquement, je n'étais pas à 100 %»

En conférence de presse, Svitolina n'a pas cherché d'excuses. Elle a assumé ses difficultés sans les dramatiser, et reconnu honnêtement la qualité du match de son adversaire.

«Physiquement, je n'étais pas à 100 %, pas à mon meilleur niveau. J'ai dû mettre un peu plus d'effort dans mes frappes. Malheureusement, je n'ai pas trouvé les moyens de la déséquilibrer [...] Elle frappait la balle parfaitement. Un match vraiment solide.»

Elle a également souligné la différence de profil entre ses deux adversaires. Gauff et Pegula ne jouent pas le même tennis, ne créent pas les mêmes problèmes. Face à Gauff, Svitolina avait su exploiter les moments de flottement et varier les rythmes. Face à Pegula, ce registre n'a pas fonctionné — et la fatigue n'a rien arrangé.

C'est une réalité du circuit que les joueuses expérimentées connaissent bien : la gestion physique entre deux matchs peut faire la différence entre le titre et la défaite. Le paradoxe est cruel — pour atteindre la finale, il faut sortir ses meilleures ressources en demi ; mais ce faisant, on hypothèque parfois ses chances pour le lendemain.

Cap sur Indian Wells

Svitolina bénéficie désormais d'une semaine de repos avant de rejoindre Indian Wells début mars. Le WTA 1000 californien sera la prochaine grande échéance de sa saison sur dur, et une occasion de rebondir après cette finale perdue.

Avec un titre à Auckland et une finale à Dubai, l'Ukrainienne affiche déjà un bilan solide en ce début de saison 2026. Pour consolider sa neuvième place mondiale et viser plus haut lors des grands rendez-vous à venir, elle devra arriver en Californie avec les jambes fraîches. La question qui se pose maintenant : peut-elle gérer une programmation dense sans s'user prématurément en cette période charnière de la saison ?

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