Coco Gauff a lancé sa tournée sur terre battue à Stuttgart en corrigeant Liudmila Samsonova après un départ compliqué, en 64e de finale le 16 avril 2026. Menée dans le premier set puis en difficulté au début, l’Américaine a finalement pris le contrôle et s’est imposée en deux manches, 7-5 6-1.
Le match a basculé au moment où Samsonova a cru pouvoir verrouiller les échanges. La Russe a pris un avantage en début de confrontation, avant que Gauff ne trouve des trajectoires plus justes et ne revienne dans la partie. Sur le plan des chiffres, Gauff a notamment terminé avec 7 aces et 5 doubles fautes, quand Samsonova a compté 2 aces et 1 double faute. Dans ce genre de sortie de calendrier, la marge se mesure au service et à la capacité à encaisser les séquences courtes.
Samsonova a pris les commandes, puis Gauff a repris la main
À l’entame, Liudmila Samsonova a installé un rythme qui lui a permis de créer un écart très tôt. Elle a profité de plusieurs opportunités pour mettre la pression, et Gauff a dû courir après le score. Le premier set a basculé lorsque l’Américaine a réussi à s’extirper des jeux où elle subissait le tempo adverse.
Le tableau s’est ensuite resserré. Dans la deuxième manche, Gauff a pris l’initiative et a imposé une cadence plus solide, ce qui a réduit les options de Samsonova. Au final, le score 7-5 6-1 a reflété un changement d’intensité net au fil des jeux. Gauff a converti 6 balles de break contre 3 pour Samsonova, un détail qui pèse quand les sets se jouent sur quelques points.
Le service a fait la différence dans les moments clés
Dans ce match, le service a été un outil de gestion. Gauff a affiché un taux de 70 % de première balle, ce qui lui a donné plus de balles jouables dans les points importants. Elle a aussi obtenu 7 aces, suffisants pour fermer certains jeux quand l’échange s’allongeait. Le tout avec 5 doubles fautes, autrement dit un service qui a été efficace, mais pas “propre” à chaque séquence.
En face, Samsonova a démarré moins souvent sa mise en jeu avec une première balle à 59 %. Elle a compté 2 aces et a converti 3 balles de break, sans que cela ne suffise à maintenir la main sur la durée. C’est là que se lit l’écart : quand une joueuse gagne ses points de retour en plus de sécuriser ses jeux au service, le match se ferme vite.
Pourquoi Stuttgart a compté pour Gauff : un test de surface et de rythme
Gauff a abordé Stuttgart comme une transition à gérer. Elle a expliqué en conférence de presse que “la terre est unique ici. C’est un peu glissant, donc c’est difficile à ajuster” et a ajouté que “la composante indoor est quelque chose à laquelle je ne suis pas habituée avant la fin de l’année”. Elle a aussi parlé d’un tournoi “le moins confortable” sur le court pendant la saison sur terre battue.
Ce choix de calendrier dit quelque chose : Stuttgart lui a servi de première grille de lecture. Pas pour “se montrer”, pour s’ajuster. Le fait marquant, c’est que malgré le départ en difficulté, elle a tenu la ligne et a fini par imposer son tempo. Le score 5-7 1-6 a montré une capacité à corriger après avoir été sous pression.
« La terre est unique ici. C’est un peu glissant, donc c’est difficile à ajuster. »
Cap sur les quarts : Muchova, et la question de la marge
Après cette qualification, Coco Gauff a rendez-vous avec Karolina Muchova en quarts de finale à Stuttgart. L’Américaine est annoncée comme n°2 tête de série et Muchova comme n°7. Le match s’inscrit dans un enjeu immédiat : Gauff vise une performance qui lui permettrait d’aller plus loin que ses sorties précédentes à Stuttgart, où elle avait connu un premier tour, un huitième de finale et des quarts de finale.
Sur le plan des confrontations, la base fournie indique que Gauff mène 6-0 face à Muchova. Mais la question qui se pose maintenant n’est pas “qui a l’avantage sur le papier” : c’est la gestion du tempo sur terre battue, dans un tournoi qu’elle a décrit comme moins confortable. Le prochain match se jouera en quarts à Stuttgart, et l’objectif est clair : passer ce cap pour viser une demi-finale dans ce tableau.




