Coco Gauff a expliqué, après son entrée en lice à Madrid, qu’elle devait encore « passer » sur quelques « icks » liés à la terre battue pour vraiment s’y sentir à l’aise. La n°3 a aussi commenté le décalage entre ses bons résultats sur cette surface et l’envie d’y revenir avec plaisir.
Coco Gauff a d’abord enchaîné les échanges avec franchise lors d’une conférence de presse au Madrid Open, avant que sa sortie sur le court ne confirme son efficacité. À 22 ans, la joueuse a raconté comment la terre lui « traite » bien le jeu, tout en lui laissant des petites irritations qui l’empêchent d’y prendre pleinement goût. Dans la foulée, elle a disposé de Leolia Jeanjean en 6-3, 6-0 et a bouclé un match où elle a fini très fort.
Des « icks » qui reviennent avec la terre
Lors de l’épisode viral qui a fait parler, Gauff avait comparé sa relation à la terre à une histoire de couple où « tout est bien », mais où l’alchimie ne suit pas. Après la rencontre de Madrid, elle a précisé ce qu’elle entendait par là, en parlant de ce qui l’agace au quotidien. Elle a évoqué les marques laissées sur le corps et la saleté qui s’accumule sur les chaussures et les vêtements, avant d’insister sur le côté agaçant de ces détails.
Son message a été reçu comme une façon de dédramatiser une surface exigeante. À Caja Magica, l’Américaine a aussi rappelé que son rapport au jeu sur terre n’était pas seulement une question de résultats, mais de confort au quotidien. Le point de départ était clair : la terre peut convenir au jeu, sans pour autant donner envie d’y « tomber amoureux ».
Madrid : un match qui a basculé après l’impulsion
Contre Leolia Jeanjean, Gauff a remporté le premier set 6-3, puis a accéléré pour signer un 6-0 dans la deuxième manche. Le tournant a été net : elle a remporté les neuf derniers jeux du match. À ce niveau, ce type de fin de rencontre dit beaucoup sur la manière dont une joueuse gère la transition entre deux phases de jeu.
Ce qui a fait la différence, c’est l’enchaînement : une fois qu’elle a trouvé un rythme suffisant pour imposer son tempo, le match a cessé d’être un duel d’égal à égal. La suite logique a été de tenir la pression sans lui laisser de marge, jusqu’à transformer sa domination en clôture rapide. C’est un aspect souvent sous-estimé : la capacité à convertir un avantage en contrôle total, quand l’adversaire commence à douter.
Le décalage entre bons résultats et plaisir
Juste après avoir scellé sa qualification au troisième tour, l’intervieweur a remis sur la table le commentaire de la veille : pourquoi, malgré de bons résultats, la terre ne lui donnait pas encore envie. Gauff a répondu en reprenant l’idée des « petits » éléments qui s’accumulent. Elle a parlé d’« icks » qui l’énervent et qu’elle doit dépasser, tout en reconnaissant que la surface lui convient pour son jeu.
« Je pense que ce sont ces petits “icks” qui m’agacent. Je dois passer au-dessus de ça. »
Le choix tactique, ici, n’était pas dans un coup précis annoncé, mais dans la gestion du match : elle a maintenu un niveau de jeu suffisamment stable pour ne pas laisser l’autre revenir. Sur terre, où les échanges s’allongent souvent, la constance devient un levier. Quand la constance se transforme en contrôle, l’adversaire subit.
La suite à Madrid : Sorana Cirstea
Pour la suite du Madrid Open, Coco Gauff affrontera Sorana Cirstea, tête de série n°25. Le prochain match aura lieu dans le cadre de son parcours à Caja Magica. L’enjeu est simple à formuler : confirmer sa capacité à enchaîner après un match où elle a terminé fort, et continuer à imposer un rythme qui lui laisse peu d’espace dans la transition.
À ce stade du tournoi, chaque tour pèse dans la course au classement et dans la construction d’un repère de jeu sur la surface. Gauff devra donc transformer ce qui a fonctionné contre Leolia Jeanjean en plan de jeu réplicable contre Sorana Cirstea, sans se laisser distraire par les « icks » évoqués en conférence.




