Coco Gauff a de nouveau dénoncé, en conférence de presse, des intrusions dans la vie privée des joueuses et joueurs, citant des scènes où des personnes « zoomaient sur des téléphones » et lisaient des messages. La numéro 3 américaine a aussi raconté un moment vécu à l’issue de son quart de finale à l’Australian Open 2026, quand elle avait demandé aux caméras de ne pas enregistrer une séquence personnelle.
Après sa défaite contre Elina Svitolina en quart de finale de l’Australian Open 2026, en 59 minutes, l’attention s’était rapidement déplacée des chiffres du match vers ce qui se passait hors court. Coco Gauff avait attendu de sortir du terrain pour casser sa raquette dans le couloir du Rod Laver Arena, évitant de le faire sur le court par crainte de donner un mauvais exemple aux enfants. Mais le geste, lui, avait été capté par une caméra, et l’image avait aussitôt circulé.
Après le match, une scène filmée qui a débordé
À l’Australian Open 2026, le score ne laissait pas de place au relâchement : Elina Svitolina l’avait emporté 6-1, 6-2. Pourtant, la scène la plus commentée a été celle qui suivit le passage du filet. On l’a vue, raquette en main, quitter l’aire de jeu et se diriger vers le couloir, avec cette tension dans le corps qui trahit l’agacement. Dans sa narration, elle a insisté sur le fait qu’elle avait voulu préserver un espace personnel, loin du regard du public.
Son récit a trouvé un écho immédiat : lors de la conférence, l’histoire a été reprise par ses collègues. Beaucoup ont défendu l’idée d’un « endroit sûr », un recoin où les joueurs peuvent agir sans être enregistrés. L’ambiance, autour des tribunes et des zones mixtes, s’était alors figée sur une question simple : jusqu’où le dispositif médiatique peut-il aller ?
« Zoomer » sur les téléphones : la ligne franchie
Avant d’aborder sa campagne à Stuttgart, le sujet est revenu sur le tapis, comme un fil rouge. Coco Gauff a expliqué que, pour elle, la limite se situait au moment où l’on transforme des instants privés en contenu observé. Elle a décrit des personnes « zoomant sur des téléphones et lisant des messages », un comportement qu’elle a présenté comme un franchissement de cap.
Dans ses mots, elle a rappelé que la préparation du match n’était pas un décor : elle prie avant chaque rencontre. Et elle a ajouté qu’elle avait dû demander aux caméras de ne pas enregistrer ce moment-là. Cette précision a pesé, parce qu’elle ne parlait pas d’une gêne abstraite : elle parlait d’une séquence précise, captée malgré la demande.
« Some people were zooming in on phones and reading text messages - that’s where it goes too far »
Une raquette brisée, puis la demande de ne pas être filmée
Le détail du couloir, lui, a raconté une autre partie de l’histoire. Après sa défaite en 59 minutes contre Elina Svitolina, Coco Gauff avait « pris » sa frustration sur sa raquette, en la frappant après être sortie du court. Elle avait choisi ce moment et cet endroit pour ne pas donner le mauvais exemple sur l’aire de jeu, en particulier auprès des enfants. Puis, malgré cette volonté de contrôle, la scène avait été filmée, déclenchant une viralité rapide.
Ce qui est ressorti, au-delà du geste, c’est la tension entre l’intention et la réalité. Son langage corporel, tel qu’il a été rapporté, traduisait cette recherche d’un périmètre : sortir, attendre, casser ailleurs. Mais une caméra, elle, n’attend pas. Et quand l’image part dans les réseaux, la conversation change de nature : du match vers la frontière entre sport et intrusion.
Stuttgart : Liudmila Samsonova au tour de seizièmes
Le lendemain du débat, le terrain reprenait ses droits. Après un bye au premier tour, Coco Gauff devait affronter Liudmila Samsonova au tour de seizièmes de finale à Stuttgart. Dans le calendrier, le prochain rendez-vous avait une date déjà fixée par la compétition : le tour de seizièmes, avec un objectif clair de rester dans la course du tableau. Les points à défendre se jouaient dès ce match, car chaque tour modifie immédiatement le contexte du classement et la trajectoire de la saison.
Depuis les tribunes, on sentait que l’« atmosphère » ne serait pas seulement faite de sets et de jeux. Entre la demande de respect des moments privés et la reprise du tempo sur le court, la priorité restait la même : concilier l’exposition médiatique et la dignité des joueurs. Et à Stuttgart, contre Samsonova, il faudrait répondre avec des gestes précis, dès les premières minutes, pour que le prochain chapitre soit écrit d’abord par le jeu.




