Coco Gauff a remporté son seizième de finale à Wimbledon en Grass, en profitant du tempo juste avant la coupure imposée par le couvre-feu. Menant 5-4 dans le troisième set, l’Américaine a finalement scellé l’affaire sur un service à 10 h 58, après une fin de match “la plus dramatique” de sa carrière.
Le duel s’est joué sous la pression d’un chronomètre : à 11 h, le jeu s’arrêtait et les rencontres étaient suspendues jusqu’au lendemain. Sur le central, on a vu un enchaînement de séquences courtes, où chaque point avait le poids d’un dernier. En face, Belinda Bencic a tenu sa partie jusqu’au bout, mais la fin a basculé au moment où Gauff a gardé la main au service.
Un troisième set verrouillé sous la menace du couvre-feu
Le scénario a pris forme à l’approche des 11 h. Gauff a pris l’avantage dans le troisième set, puis s’est retrouvée à deux jeux de la qualification avec un 5-4 au tableau et la possibilité de servir pour le match. Elle a concédé le premier point du jeu, avant de reprendre la main immédiatement : elle a enchaîné avec les quatre points suivants pour s’offrir le match en poche.
Techniquement, on l’a vue accélérer sur l’instant décisif. Au moment de conclure, elle a envoyé un service à 10 h 58, dans une atmosphère où le public retenait son souffle à l’idée de voir la rencontre s’interrompre. Le score final a sanctionné cette clôture en trois manches : 4-6 6-3 6-4.
Dans les tribunes, la tension avait quelque chose de concret. Wimbledon imposait une limite nette : après 11 h, les matchs étaient suspendus. Ce détail a pesé sur le langage du corps comme sur le rythme des échanges.
Gauff : “j’avais besoin de gros services et de gros coups”
Après la rencontre, Gauff est restée sur ce mélange de soulagement et de surprise. Elle a expliqué qu’elle avait scruté l’horloge lors du dernier jeu servi, comme si le match se jouait aussi en dehors du court. Cette contrainte l’a amenée à chercher des actions plus directes, plus rapides à exécuter.
« J’étais en train de regarder l’horloge au dernier jeu de service. Je me suis dit : il faut que je fasse de gros services et de gros coups. »
Elle a aussi décrit le point crucial comme un choix dicté par l’urgence. À ce moment-là, elle a affirmé qu’elle avait visé un jeu plus agressif, en allant vers le filet pour finir l’action. Son ressenti a été clair : elle n’avait jamais eu à courir après le temps de la sorte, habituée à un tennis sans “horloge” au-dessus de la tête.
À l’issue de ce succès, l’Américaine a décroché une qualification qui l’a fait basculer vers la suite du tournoi.
Un lundi de récupération, et la suite contre Jessica Pegula
Le bénéfice a aussi été pratique. En terminant son match le dimanche, Gauff a évité de retourner sur le court le lundi. Elle a donc disposé d’une journée complète pour préparer la suite, avec un entraînement pensé pour récupérer et remettre de la précision dans les gestes.
La prochaine échéance a déjà un nom : Jessica Pegula. Wimbledon se poursuit sur Grass, et la suite probable du parcours passait par ce duel. Pour Gauff, l’objectif immédiat consistait à enchaîner dans le tableau principal et à rester dans la trajectoire de son match contre Belinda Bencic, celui qui s’est refermé à la seconde près.
À venir : le rendez-vous face à Jessica Pegula à Wimbledon, après cette parenthèse de récupération lundi, avec l’enjeu de poursuivre l’aventure sur le gazon et de consolider sa place dans la course au classement.




