Iva Jovic, tête d'affiche de l'équipe américaine en l'absence de Coco Gauff, Jessica Pegula et Amanda Anisimova, s'est inclinée face à Hanne Vandewinkel lors du premier match du duel États-Unis – Belgique en qualifications de la Billie Jean King Cup, ce 10 avril 2026 à Ostende. Résultat : 7-6(3), 6-3 pour la Belge, classée 94e mondiale. Les États-Unis se retrouvent d'emblée sous pression.
Un tie-break qui a tout changé
Pendant les douze premiers jeux du premier set, les deux joueuses ne s'offrirent aucune brèche. Le match semblait se diriger vers un rapport de force équilibré, sans que l'une ou l'autre ne parvienne à prendre l'ascendant sur sa mise en jeu. C'est dans le jeu décisif que le rapport de force bascula.
Hanne Vandewinkel enchaîna trois points consécutifs pour mener 5-2 dans le tie-break, puis convertit sa première balle de set. Ce schéma — tenir sans faillir, puis frapper au moment précis où l'adversaire est exposée — constitua le tournant du match. Ce qui a fait la différence, c'est cette capacité à hausser son niveau au moment clé, devant son public.
Vandewinkel maîtrise, Jovic résiste sans convaincre
Portée par la salle d'Ostende, la Belge aborda le deuxième set avec la même clarté dans ses intentions. Elle obtint le premier break du match et s'installa à 3-0, semblant en mesure de conclure sans encombre. Menée 5-2, Iva Jovic sauva deux balles de match consécutives et tint son service dans le huitième jeu.
Ce sursaut ne suffit pas. Vandewinkel, 21 ans, servit pour le match dans la foulée et ne commit aucune erreur. Iva Jovic, la numéro 16 mondiale, qui réalisait ses débuts en Billie Jean King Cup, repartit sans avoir pu imposer son rythme à une adversaire que rien ne sembla perturber.
Une position délicate pour l'équipe américaine
Ce résultat place les États-Unis dans une situation inconfortable. McCartney Kessler, 48e mondiale, doit désormais s'imposer face à Elise Mertens, 20e mondiale, pour remettre la tie au niveau. Un deuxième revers vendredi obligerait les Américaines à remporter les trois rencontres de samedi pour espérer se qualifier pour les Finals.
L'absence des joueuses de premier rang comme Gauff ou Pegula pèse visiblement sur la composition de l'équipe. Jovic, qui avait atteint les quarts de finale de l'Open d'Australie 2026, hérite du rôle de leader sans en avoir encore la solidité en format par équipes — une compétition aux codes différents, où la pression collective change la donne.
Mertens-Kessler, le match qui fixera les enjeux
La rencontre entre Kessler et Mertens s'annonce déséquilibrée sur le papier. La Belge, mieux classée et plus expérimentée dans ce format de compétition, fait figure de favorite. Si elle s'impose, les États-Unis devront impérativement balayer la journée de samedi — les trois doubles ou simples restants — pour maintenir leur présence dans la compétition. À ce niveau, la marge est infime, et chaque match compte double.




