En déplacement à Astana pour les qualifications de la Billie Jean King Cup, Bianca Andreescu a ramené le Canada à égalité (1-1) en battant la Kazakhe Sonja Zhiyenbayeva, 1023e mondiale, sur le score de 6-4, 7-6 (4). Un match sous pression, dans une salle acquise à la cause adverse, qu'Andreescu a su gérer en puisant dans ses ressources mentales.
Un contexte difficile malgré l'écart de classement
Bianca Andreescu, actuellement 130e au classement WTA, s'attendait sans doute à une opposition moins coriace sur le papier. Mais la réalité d'un match de Coupe Billie Jean King à domicile pour l'adversaire est autre chose. La salle d'Astana a joué son rôle, et Zhiyenbayeva, soutenue par un public patriote, a rendu la tâche plus compliquée que le classement ne le laissait présager.
La Canadienne avait besoin de cette victoire. En ouverture, Yulia Putintseva avait donné l'avantage au Kazakhstan en battant Kayla Cross. Andreescu devait donc répondre pour rééquilibrer le tie avant la deuxième journée. Elle le fit en deux sets, au prix d'un tie-break serré dans la seconde manche.
La finale de l'US Open 2019 comme référence mentale
Ce qui a fait la différence ici n'est pas d'ordre technique, mais mental. Après le match, Andreescu expliqua comment elle avait géré la pression de l'enceinte en se remémorant la finale de l'US Open 2019 — remportée face à Serena Williams devant un public new-yorkais largement acquis à la cause de l'Américaine.
« Cette finale m'a aidée dans ce moment aujourd'hui, parce que jouer contre un public, ce n'est évidemment pas facile. Mais d'une certaine façon, ça me pousse à essayer encore plus fort pour faire taire la salle. »
C'est un aspect souvent sous-estimé dans les confrontations par équipes : la capacité à transformer l'adversité du public en carburant. Andreescu a décrit une posture constante tout au long du match, qu'elle a qualifiée d'« attitude stable », indépendamment de l'ambiance extérieure.
Un contexte de Coupe qui change la nature du match
La Billie Jean King Cup impose des conditions particulières : les joueuses portent les couleurs d'un pays, le public est partisan, l'enjeu collectif ajoute une couche de pression. Andreescu l'a reconnu explicitement après la partie, saluant le soutien kazakh tout en soulignant la cohésion du camp canadien.
« Les gens du Kazakhstan sont vraiment patriotes, c'est formidable à voir, mais l'équipe canadienne a fait un très bon travail. Et ces moments, c'est ce que représente la Billie Jean King Cup. »
Le match contre Zhiyenbayeva ne ressemblait en rien, par son niveau, à une finale de Grand Chelem. Mais la gestion de l'environnement, elle, relève du même registre. Et Andreescu l'a su utiliser.
Putintseva en ligne de mire samedi
La suite s'annonce autrement plus relevée. Andreescu retrouvera Yulia Putintseva samedi lors de la deuxième journée du tie Kazakhstan-Canada, dans un duel qui prendra une valeur décisive pour les deux équipes. Putintseva, qui avait ouvert le score pour les hôtes en battant Cross, sera portée par un public et une dynamique de match. Pour Andreescu, l'enjeu sera de confirmer la solidité mentale affichée vendredi, mais cette fois face à une adversaire d'un tout autre calibre.




