Amanda Anisimova a utilisé Instagram pour montrer, photos à l’appui, la réalité de son acné hormonale et pour rappeler que les standards véhiculés sur les réseaux ne reflètent pas la vie quotidienne. Dans une série de publications, la joueuse américaine a aussi mis en avant l’importance du mental et la nécessité de ne pas se comparer à des images retouchées.
Amanda Anisimova a attiré l’attention non seulement par ses performances sur le court, mais aussi par le message qu’elle a choisi d’envoyer en dehors du stade. Sur Instagram, elle a partagé plusieurs photos qui ont suscité un flot de réactions, majoritairement portées par le soutien. Quelques jours plus tôt, elle avait publié des images liées à l’acné hormonale qu’elle dit traverser, en la reliant au stress. L’ambiance, dans les commentaires, est restée nettement du côté de la solidarité : on y a vu des messages d’encouragement, plutôt que de la moquerie.
Des photos brutes pour casser l’image parfaite
Dans ses posts, Amanda Anisimova a insisté sur un point : personne n’est parfait. Elle a expliqué vouloir envoyer un message clair aux jeunes, en particulier sur le fait que les réseaux sociaux ne constituent pas un indicateur fiable de la réalité. Elle a aussi relevé que, sur certaines photos qu’elle publie, l’acné n’est pas forcément visible. Dans la vie, a-t-elle laissé entendre, son visage se présente autrement, avec des problèmes d’acné hormonale. Cette contradiction entre l’écran et le quotidien a fait naître une discussion immédiate, comme si l’on avait besoin de remettre des repères concrets sur ce que l’on voit.
Sur le plan du corps, on l’a perçue à travers le choix des images : pas un filtre lisse, pas une version “idéale”, mais une exposition directe. Et dans cette démarche, le contraste a frappé les lecteurs : l’acceptation de l’imperfection, posée noir sur blanc, a pris le relais des débats habituels sur l’apparence. Depuis les tribunes, on sentait que ce qui se joue hors du court peut aussi peser sur la manière d’y rester concentrée, même quand le reste du monde ne regarde que la surface.
Stress, santé mentale et retour au tennis
La joueuse américaine a relié sa situation corporelle à un niveau de stress élevé. Elle a décrit, de manière générale, qu’un corps peut réagir de façon imprévisible quand on a dû encaisser une pression importante dès le plus jeune âge. Dans le même mouvement, elle a rappelé que la santé mentale compte, et qu’elle a elle-même traversé des moments difficiles. Elle a notamment expliqué qu’elle avait perdu le sens de la joie sur le court à un moment donné, le tennis ne lui semblant plus être une source de bonheur mais un fardeau.
Elle a aussi raconté qu’elle avait pris une pause pour des raisons liées à sa santé mentale, après avoir été confrontée à l’anxiété et à la dépression. Ce choix, elle l’a replacé dans un contexte où elle a dit avoir été la cible de commentaires négatifs sur son apparence. Après cette interruption, elle a repris le circuit en janvier 2025, et elle a évoqué la nécessité de faire une pause, de clarifier son esprit et de retrouver un équilibre pour revenir.
« I was on the edge. I could no longer function normally and I knew I had to take a break. It was one of the hardest decisions of my life, but it was necessary »
Après ce retour, le récit s’est recentré sur l’idée qu’il fallait parfois remettre le mental au premier plan. La tension s’était déplacée : elle n’était plus seulement sur les échanges, mais aussi dans les décisions à prendre quand l’équilibre se rompt. Et quand Amanda Anisimova évoquait la reprise, on retrouvait cette recherche de stabilité, avec un retour au rythme du circuit et une volonté de montrer à nouveau ses qualités.
Entre résultats récents et message de fond
Sur le court, Amanda Anisimova a connu un mix de résultats sur des tournois récents. Au Miami Open, elle a atteint les huitièmes de finale avant de s’incliner face à Belinda Bencic. À Indian Wells, elle a aussi été stoppée en huitièmes de finale, cette fois contre Victoria Mboko. À Dubai, en revanche, elle a franchi le cap jusqu’aux demi-finales avant de perdre contre Jessica Pegula. À l’Australian Open, elle a de nouveau été battue par Jessica Pegula, cette fois en deux sets.
Dans le même temps, ses cinq derniers matchs se sont soldés par une victoire face à Raducanu (6-1 6-1), une défaite face à Mboko (6-4 6-1), une victoire contre Tomljanovic (6-1 5-7 6-4), une victoire contre Starodubtseva (6-4 6-2) et une défaite face à Bencic (6-2 6-2). Ces résultats, pris isolément, ont montré une capacité à prendre le contrôle sur certains enchaînements, avec un tempo qui a pu retomber d’un échange à l’autre.
On l’a vu physiquement : quand une joueuse se remet dans l’axe après un point accroché, elle stabilise sa posture, replie ses épaules, puis repart avec un rythme plus sûr. Ce genre de micro-ajustement — un déplacement bien calé pour repartir sur la bonne trajectoire — a souvent son importance quand le match bascule. Ici, ce n’était pas seulement une question d’échanges : c’était aussi la continuité d’un message de fond, celui de la réalité derrière l’image.
La suite : un prochain rendez-vous à cadrer
À l’approche des prochains matchs, Amanda Anisimova devra composer avec deux fronts : celui du classement et celui de sa capacité à tenir son cadre mental. Les données disponibles ne précisent pas l’identité de son prochain adversaire ni la date exacte du prochain tournoi à venir dans ce récit. En revanche, le point concret reste le même : elle cherchera à transformer ses matchs en repères, après des sorties qui l’ont conduite de Miami à Indian Wells, puis de Dubai à l’Australian Open. Sur le plan du calendrier, elle devra aussi gérer ce qui se joue à chaque tour : l’enchaînement des semaines et la capacité à rester lucide quand l’extérieur commente tout, y compris l’apparence.




