Avant même de frapper sa première balle sur la terre battue monégasque, Alexander Zverev a mis le doigt sur un problème structurel : la vague de forfaits qui a frappé le Rolex Monte-Carlo Masters 2026 ne serait pas due à la surface, mais au calendrier ATP. Une prise de position directe, à deux jours de son entrée en lice.
Un tableau décimé avant même le premier coup de raquette
Tête de série numéro 3 cette semaine à Monaco, Zverev a dressé un constat sombre lors de sa conférence de presse d'avant-tournoi. Trois noms parmi les plus attendus du circuit — Novak Djokovic, Taylor Fritz et Jack Draper — avaient initialement inscrit leur nom dans le tableau avant de déclarer forfait pour blessure. Frances Tiafoe et Giovanni Mpetshi Perricard ont suivi, leurs retraits annoncés après la publication du tableau principal. Ben Shelton et Tommy Paul n'avaient, eux, même pas signé.
Le résultat : un plateau amputé de plusieurs de ses têtes d'affiche, et une question posée à Zverev en zone mixte — la terre battue en serait-elle responsable ?
La réponse de Zverev : c'est le calendrier, pas l'ocre
L'Allemand n'a pas esquivé. Il a répondu directement, avec une sobriété qui tranche avec les réponses diplomatiques habituelles en conférence de presse.
« Je pense que la surface est pertinente. Je pense que c'est notre calendrier plus que quoi que ce soit d'autre qui nous met en difficulté. On voit combien il y a de forfaits, malheureusement, ici à nouveau. C'est quelque chose que je pense qui doit être revu. »
Le propos est mesuré, mais la cible est claire : c'est à l'ATP d'agir. Zverev ne propose pas de solution précise, mais la répétition du mot « revu » indique qu'il ne s'agit pas d'un phénomène isolé à ses yeux.
Zverev sans titre mais pas sans confiance
Sur son propre état de forme, le numéro 3 mondial a tenu un discours mesuré. Il a atteint les demi-finales à Indian Wells et à Miami, s'inclinant à chaque fois face à Jannik Sinner. Son bilan cette saison affiche quinze victoires pour cinq défaites, mais aucun titre dans la colonne.
Interrogé sur ce manque, Zverev s'est montré honnête sans se morfondre. Il a notamment évoqué le tournoi de Miami comme une référence positive dans sa saison.
« Je me sens plutôt positif. J'aurais aimé gagner un tournoi. À Miami notamment, j'ai l'impression d'avoir joué vraiment bien. »
Lors de sa conférence de presse, Zverev a abordé la saison sur terre sans crispation particulière — ni excitation feinte ni réserve excessive.
Une dixième campagne monégasque pour l'Allemand
Bénéficiaire d'un bye au premier tour, Zverev débutera son tournoi face au vainqueur du match entre Matteo Arnaldi et Cristian Garin. Ce sera sa dixième participation au Masters de Monte-Carlo, un tournoi où il a atteint le dernier carré en 2018 et en 2022.
L'enjeu est à la fois sportif et symbolique : décrocher un premier titre en 2026, sur une surface où il possède déjà des références. Son entrée en lice devrait intervenir en milieu de semaine. En attendant, le débat qu'il a lancé sur le calendrier ATP risque de lui survivre bien au-delà du premier tour monégasque.




