Alexander Zverev a été éliminé en demi-finale à Munich, battu par Flavio Cobolli sur le score de 6-3 6-3. En zone médias, le joueur a attribué sa performance à une fatigue accumulée après plusieurs semaines de matches, dans une atmosphère tendue où le public attendait un autre scénario.
Alexander Zverev est entré sur le court avec l’ambition de poursuivre son parcours à Munich, mais Cobolli a pris les commandes dès les premiers échanges. À chaque changement de rythme, on a vu Zverev accélérer son déplacement, chercher plus de rythme derrière sa première balle et tenter d’imposer du tempo. Le problème, c’est que sur cette demi-finale du 18 avril 2026, son relâchement n’a jamais vraiment trouvé son chemin.
Cobolli a imposé le rythme, Zverev a subi
Le match a basculé sur l’addition de détails. Cobolli a servi avec précision, réussissant 7 aces et ne concédant qu’1 double faute pour maîtriser les points importants. De son côté, Zverev a aligné 78 % de premières balles, mais il n’a pas converti l’avantage de la régularité : il n’a pris qu’1 balle de break convertie quand Cobolli en a transformé 4.
Sur les tribunes, l’ambiance a suivi la trajectoire du score. On a vu Zverev reculer d’un demi-pas pour mieux charger, puis revenir plus tôt pour attaquer au moment de la frappe. À l’échange suivant, Cobolli a répondu avec des trajectoires plus efficaces, et le public s’est tu par séquences, comme si chaque jeu confirmant l’avance rendait le reste plus lourd.
Un score net sur terre battue
À Munich, le tournoi s’est disputé sur terre battue, une surface qui demande de la patience dans le tempo et une exécution propre sur les appuis. Cobolli a rendu cette patience moins confortable : le score final, 6-3 6-3 (du point de vue du vainqueur), a résumé une opposition où l’Italien a pesé davantage sur la durée des échanges. Zverev, lui, a eu du mal à imposer un enchaînement qui lui aurait permis de changer la dynamique d’un jeu.
Techniquement, on l’a vu alterner la posture au service : épaules plus ouvertes, lancer plus tendu, puis retour au centre pour tenter de fermer l’angle. Mais à chaque fois que Zverev cherchait le bon moment pour accélérer, Cobolli neutralisait l’instant. Le résultat a été une fin de match sans temps mort, et une impression de contrôle côté vainqueur.
Sa fatigue, il l’a mise sur la table
En conférence de presse, Zverev a livré la raison principale de sa sortie à Munich. Il a expliqué :
Le ton était posé, presque clinique. Et dans les gestes aussi, on l’a senti : moins de relâchement dans la foulée, plus de retenue dans la manière de revenir au rythme après chaque échange.« J’ai joué de nombreux matches ces dernières semaines et je me sentais assez fatigué. Je suis convaincu que quelques jours de repos m’aideront à retrouver mon meilleur niveau. »
Ce jour-là, l’histoire n’a pas seulement tenu au score. Elle a aussi tenu à l’impression laissée par le corps : Zverev a tenté de tenir la cadence, mais le match lui a retiré l’aisance nécessaire pour faire dévier les trajectoires. Cobolli, lui, a continué d’appuyer là où ça fait mal, sans donner trop d’occasions de respirer.
Après Munich : Madrid comme prochain cap
La fin de parcours à Munich a donc eu lieu en demi-finale, et la suite s’est déjà dessinée : le prochain rendez-vous d’Alexander Zverev est le Mutua Madrid Open, quatrième Masters 1000 de la saison. Le joueur compte sur l’altitude, censée favoriser son jeu, et il abordera le tournoi avec un statut de favori, dans un contexte marqué par des absences annoncées de Carlos Alcaraz, Novak Djokovic et Taylor Fritz.
Avant de penser au grand objectif de la saison, il devra surtout gérer ce qui se joue à court terme : retrouver un niveau de relâchement compatible avec les exigences de Madrid, tout en préparant les échéances qui suivent sur terre battue. Pour l’instant, la seule date à retenir est celle du prochain tournoi, et le premier défi sera simple à formuler : reprendre le contrôle du tempo dès les premiers tours.




