Carlos Alcaraz a dû batailler pour se défaire de Valentin Royer en huitièmes de finale de l'ATP 500 de Doha, mercredi. Mené 4-1 dans le deuxième set après avoir survolé le premier, le numéro un mondial s'est finalement imposé 6-2, 7-5 en une heure et trente-cinq minutes.
Un premier set maîtrisé de bout en bout
Dès les premiers échanges, le ton fut donné. Carlos Alcaraz prit rapidement la mesure de son adversaire dans les rallyes courts, imposant son tempo sur les échanges de moins de quatre frappes. Le break tomba dès le troisième jeu, sur un retour de coup droit croisé qui ne laissa aucune chance au Français.
L'Espagnol sauva deux balles de débreak dans la foulée, gardant le contrôle des opérations. Un second break au septième jeu verrouilla la manche, conclue 6-2 sans trembler. Valentin Royer, 57e mondial, ne trouva pas l'ouverture face à un joueur qui servit à 81 % de premières balles sur l'ensemble du match.
Royer pousse Alcaraz dans ses retranchements
Le scénario bascula au deuxième set. Le Français, plus agressif en retour, réalisa le break au quatrième jeu. Il sauva une balle de break au jeu suivant et creusa l'écart jusqu'à mener 4-1, puis 5-2. Depuis les tribunes du central de Doha, on sentait que quelque chose avait changé dans l'attitude du 57e mondial, plus relâché, plus entreprenant.
Royer se présenta même au service pour empocher la deuxième manche à 5-3. Le public retenait son souffle. Mais le Français céda sous la pression du moment, breaké à 15 par un Alcaraz qui haussa soudain son niveau de jeu.
Le déclic du champion
Revenu à 5-4, le numéro un mondial enchaîna avec un jeu de service blanc pour égaliser à cinq partout. Le momentum avait changé de camp. Au onzième jeu, Alcaraz obtint un nouveau break, confirmé dans la foulée pour conclure le match.
Sur l'ensemble de la partie, l'Espagnol sauva quatre de ses cinq balles de break concédées, un taux de 80 % qui illustre sa capacité à élever son jeu dans les moments critiques. Royer, de son côté, céda quatre fois sa mise en jeu sur huit opportunités adverses et perdit 48 % des points sur ses propres jeux de service.
Ce que le score ne dit pas, c'est la qualité de résistance du Français dans cette deuxième manche. À 24 ans et avec un classement en progression, Royer confirma qu'il peut bousculer les meilleurs, même s'il ne parvint pas à forcer le set décisif.
Khachanov, prochain obstacle
Avec ce succès, Alcaraz se qualifia pour son douzième quart de finale lors de ses treize derniers tournois, portant son bilan en 2026 à neuf victoires pour zéro défaite. Le tenant de 25 titres en carrière, dont le meilleur classement est le sommet de la hiérarchie mondiale, poursuit sa route au Qatar.
En quart de finale, jeudi, l'Espagnol affrontera Karen Khachanov, 18e mondial. Le Russe de 29 ans, fort de sept titres en carrière et d'un meilleur classement de 8e mondial, n'a jamais battu Alcaraz en huit confrontations. Leur dernière rencontre remonte aux Masters de Rome 2025, où l'Espagnol s'était imposé 3-6, 6-3, 5-7 sur terre battue. Sur dur, surface de prédilection du tournoi de Doha, Khachanov affiche un bilan de 200 victoires pour 152 défaites, mais devra trouver la recette face à un adversaire qui le domine largement dans leurs face-à-face.




