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Vekic en larmes au Mexique, une crise qui s'enlise

En larmes sur le banc après le premier set face à Bucsa, Donna Vekic a affiché toute la détresse d'une joueuse en pleine crise. Défaite 6-3, 6-2, elle menace de sortir du top 100.

Adam Hartley
25 février 2026
3 min
Vekic en larmes au Mexique, une crise qui s'enlise

La situation de Donna Vekic ne s'améliore pas. Défaite face à Cristina Bucsa sur le score de 6-3, 6-2 au Mexique, la Croate a craqué émotionnellement entre les deux sets, en larmes sur le banc. Un instant qui illustre, mieux que n'importe quel chiffre, l'ampleur d'une traversée du désert.

Un moment de rupture visible

Ce n'est pas tant la défaite en elle-même qui marque les esprits. C'est ce qui s'est passé à la fin du premier set. Donna Vekic s'est assise sur le banc et a pleuré. Devant les caméras, devant le public, sans chercher à masquer l'effondrement intérieur.

Ce genre de moment est rare à ce niveau. Les joueurs apprennent très tôt à verrouiller leurs émotions en match. Quand ce verrou saute, c'est que la pression accumulée dépasse ce que la gestion mentale habituelle peut absorber.

La question qui se pose maintenant, ce n'est pas celle du tennis. C'est celle de l'état psychologique d'une joueuse qui semble avoir perdu pied bien au-delà des lignes blanches.

Une spirale qui dure

La crise n'est pas nouvelle. Sur la saison 2025, Vekic a enchaîné les défaites avec un bilan de 15 victoires pour 24 défaites — loin du niveau affiché en début de saison, quand elle pointait à la 17e place mondiale. Sa dernière victoire sur une adversaire de rang remonte à octobre 2025, face à une joueuse classée 344e mondiale.

Ce détail résume tout. Une ancienne demi-finaliste de Grand Chelem qui ne parvient plus à s'imposer face à des adversaires de second plan. L'écart entre ce qu'elle a montré être capable de faire et ce qu'elle produit en ce moment est devenu abyssal.

Au Mexique, face à Bucsa, le score de 6-3, 6-2 ne laisse aucune place à l'interprétation. Ce n'est pas une contre-performance isolée. C'est la confirmation d'une tendance.

Le classement, baromètre impitoyable

Pointée au rang de 100e mondiale, Vekic se retrouve au bord d'une frontière symbolique et concrète : celle du top 100. Sortir de ce seuil, ce n'est pas seulement une question d'ego. C'est l'accès direct aux tableaux principaux des grands tournois qui se joue.

Le calendrier ne pardonne pas. Les points accumulés lors des meilleures performances de 2025 sont désormais à défendre, et la dynamique actuelle ne plaide pas en sa faveur. Chaque tournoi passé sans victoire significative représente un pas supplémentaire vers ce décrochage.

Il va falloir trancher : soit on considère que cette crise est conjoncturelle, liée à une fatigue physique ou mentale passagère, soit on admet qu'elle reflète un problème structurel dans le jeu ou dans la préparation. Le staff de Vekic devra poser ce diagnostic sans complaisance.

Le choix du tournoi, révélateur d'une situation difficile

Participer à ce tournoi au Mexique était un choix stratégique compréhensible : engranger du temps de jeu, retrouver des sensations, essayer de renouer avec la victoire dans un contexte moins exposé. Sur le papier, une logique défendable pour une joueuse en manque de confiance.

Mais le résultat — et surtout la manière — montrent que la solution n'est pas venue. Quand les émotions débordent dès le changement de côté après le premier set, la question de la compétition comme remède se pose différemment. Jouer plus n'est pas toujours la réponse. Parfois, lever le pied pour reconstruire est plus efficace qu'accumuler des défaites qui enfoncent davantage.

La prochaine échéance sera décisive pour mesurer si ce moment de craquage au Mexique a été un électrochoc ou simplement une étape de plus dans la descente. Actuellement 100e mondiale et défaite lors de ses deux dernières sorties — contre Bucsa et Cocciaretto —, Vekic ne peut plus se permettre de laisser filer des matchs qu'elle aurait dû, sur le papier, aborder avec l'avantage de l'expérience.

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