Dans un échange très suivi sur le podcast Love All, Kim Clijsters a expliqué comment Gael Monfils a aidé Elina Svitolina à faire évoluer son tennis. La Belge a surtout pointé une amélioration de la régularité au coup droit et une réduction des failles face aux joueuses les plus solides.
À l’Italian Open, Svitolina a offert une affiche qui a marqué les tribunes : elle a triomphé contre Coco Gauff en finale. Dans le même temps, Clijsters a décrit, avec des mots de terrain, ce qu’elle a vu dans le jeu de l’Ukrainienne, notamment quand elle se met à attaquer et qu’elle trouve le bon moment pour accélérer. Elina Svitolina a aussi récemment été impliquée dans des matchs où le rythme a basculé à plusieurs reprises, comme contre Swiatek ou face à Rybakina.
Le “switch” au coup droit, selon Clijsters
Clijsters a d’abord mis en lumière la transformation du coup droit. Sur le podcast, elle a raconté une différence de constance, presque visible dans le geste : Svitolina frappe de façon plus répétée qu’avant. Le passage qui a le plus retenu l’attention a été le suivant :
« La façon dont elle frappe son coup droit, elle ne le faisait pas comme ça avant. Au moins pas avec cette régularité. »
La Belge a aussi relié cette évolution à une bascule de posture : “devenir celle qui attaque”. Concrètement, elle a évoqué la pression qui arrive dès que l’échange se place dans le rayon du coup droit de l’Ukrainienne. Dans son récit, la mobilité joue un rôle physique évident : elle a mentionné des jambes solides, capables d’enchaîner des matchs longs, sans que l’ensemble ne se désorganise.
Sur les cinq derniers matchs cités, Elina Svitolina a alterné des issues nettes et des bascules de tempo : elle a perdu contre Baptiste 3-6 5-7, battu Jones 6-2 6-4, perdu contre Rybakina 5-7 4-6, puis battu Swiatek 6-2 4-6 6-4 et battu Krueger 6-4 6-2.
La mobilité et la “bonne place” au bon moment
Le deuxième axe de Clijsters a été la gestion du timing. Elle a insisté sur l’idée que Svitolina “sait” caler sa forme et se retrouver au bon endroit, au lieu de seulement compter sur la puissance brute. On l’a senti dans la manière dont elle a décrit le fonctionnement : un mélange de condition physique et d’intelligence de jeu, pas uniquement une affaire de vitesse.
Ce point a aussi une traduction immédiate dans la façon dont Svitolina a abordé certains matchs récents. Contre Swiatek, elle a d’abord pris l’ascendant 6-2 avant de concéder un set 4-6, puis de refaire le contrôle 6-2 dans le troisième. Contre Krueger, elle a enchaîné deux sets 6-4 et 6-2, avec un déroulé plus linéaire. Le public, lui, n’a pas eu besoin d’explications : la tension se lisait dans les changements de rythme et dans les temps de réaction sur chaque échange.
Le rôle du travail avec Monfils
À partir de là, Clijsters a basculé sur la part la plus personnelle de l’histoire : le travail avec Gaël Monfils. Elle a expliqué que la pratique en commun a été un levier majeur, notamment parce que Monfils apporte une intensité et une vitesse différentes, avec une balle qui arrive “d’un joueur masculin”. Sur place, dans les tribunes comme dans les zones mixtes, on a souvent vu des duos s’entraîner ; ici, c’est l’effet recherché qui a été raconté : confronter Svitolina à un type d’échange qui exige de réagir plus vite.
Clijsters a aussi ajouté un élément de contexte plus humain : le soutien, “la voix de raison” et le fait de pouvoir s’entraîner ensemble. Elle a évoqué des séquences où ils frappent ensemble, et elle a relié cet environnement à la capacité de Svitolina à ajuster son jeu, en particulier au niveau du coup droit. Dans le récit, on a vu aussi une image physique : Monfils, grâce à son déplacement et à son rythme de frappe, a servi de sparring partner pour pousser Svitolina à tenir le tempo.
Pour mesurer l’écart, il suffit d’observer la forme récente de Monfils dans les matchs cités : il a perdu contre Ugo Carabelli 3-6 4-6, perdu contre Bublik 4-6 4-6, battu Griekspoor 6-7(7) 6-1 6-4, perdu contre Auger Aliassime 7-6(5) 3-6 4-6, puis battu Galarneau 6-3 6-4.
Après l’Italian Open, la suite probable pour Svitolina
On l’a compris : l’Italian Open a servi de vitrine, et le travail avec Monfils a été présenté comme un accélérateur concret, surtout autour du coup droit. Pour la suite, le prochain rendez-vous de Svitolina s’inscrira dans la logique du calendrier WTA, avec des points à défendre à mesure que le tableau principal se resserre. Le nom de l’adversaire du prochain match n’a pas été précisé dans les données ici, mais l’objectif reste lisible : maintenir ce niveau d’exécution face aux joueuses capables d’imposer un rythme élevé.




