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Samuel Lopez : « Entraîner le n°1 mondial, ça n'arrive qu'une fois »

Samuel Lopez a accepté sans hésitation de prendre en charge Carlos Alcaraz après la séparation avec Ferrero. Un rôle qu'il occupait déjà en partie, et qu'il a converti en deux titres depuis le début de l'année.

Adam Hartley
6 mars 2026
3 min
Samuel Lopez : « Entraîner le n°1 mondial, ça n'arrive qu'une fois »

Devenu entraîneur principal de Carlos Alcaraz après la séparation avec Juan Carlos Ferrero en décembre, Samuel Lopez a accordé sa première prise de parole publique sur ce changement. Un rôle qu'il a accepté sans hésitation, fort d'une connaissance déjà approfondie du joueur.

Une transition préparée, pas subie

Carlos Alcaraz et Juan Carlos Ferrero ont mis fin à plus de sept ans de collaboration en décembre dernier. Un tournant majeur, mais pas une rupture dans le vide. Lopez était déjà dans l'équipe depuis plusieurs mois, intervenant lors des tournois où Ferrero ne se déplaçait pas. Il connaissait le rythme de travail, les habitudes, les exigences du joueur.

Ce n'est pas un recrutement de circonstance. Quand la responsabilité principale lui est revenue, il s'appuyait sur une base solide. C'est là que ça se joue : la transition a fonctionné parce qu'elle n'en était pas vraiment une.

Un chantier ciblé pendant l'intersaison

Décembre a servi de tremplin. Lopez et Alcaraz ont travaillé ensemble pendant la trêve hivernale avec des objectifs précis : affiner le service et le revers. Deux zones d'amélioration que le nouvel entraîneur avait identifiées au cours de sa période de familiarisation.

Ce type de chantier ciblé en intersaison est un choix stratégique assumé. Plutôt que de tout retravailler, Lopez a misé sur des ajustements à haute valeur ajoutée, en s'appuyant sur les fondations déjà en place. Le risque aurait été de déstabiliser un joueur n°1 mondial en cherchant à tout changer. Il a fait l'inverse.

Un bilan 2026 qui valide les choix

Les résultats depuis le début de saison parlent d'eux-mêmes : un bilan de douze victoires pour zéro défaite en 2026, avec deux titres — l'Open d'Australie et le tournoi ATP 500 de Doha. À Melbourne, Alcaraz est devenu le plus jeune joueur de l'histoire à réaliser le Grand Chelem en carrière.

La victoire en finale à Doha contre Djokovic (2-6, 6-2, 6-3, 7-5) illustre la solidité du moment. Alcaraz a su renverser un premier set perdu face au Serbe, ce qui demande autant de clarté mentale que de qualité tennistique.

Lopez s'est exprimé sans détour sur sa décision :

« Entraîner le n°1 mondial et un joueur qui fait l'histoire, ça n'arrive peut-être qu'une seule fois dans une vie. Je n'ai pas hésité ; je me sens prêt et je connais bien le joueur. Je sais ce dont il a besoin pour continuer à progresser, et c'est ce qui m'a conduit à accepter le défi. »

Indian Wells comme premier test de référence

La question qui se pose maintenant, c'est celle de la durée. Gérer un numéro un mondial sur la longueur d'une saison, avec les attentes que cela génère, est un exercice différent de quelques semaines de présence ponctuelle. Indian Wells sera un premier indicateur sérieux.

Alcaraz y disputera le Masters 1000 du désert à partir de la semaine prochaine. Selon l'article source, il y a remporté le titre lors de trois des quatre dernières éditions. Les points à défendre sont donc conséquents. Pour Lopez, ce sera aussi son premier grand tournoi dans le rôle de chef d'équipe à part entière. Une affiche qui va au-delà du simple résultat sportif.

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