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Sabalenka s’est effondrée à Roland-Garros : le déclic de Lisicki

Aryna Sabalenka a mené 6-3, 5-3 avant de s’effondrer contre Diana Shnaider à Roland-Garros. Sabine Lisicki explique la pression liée à un tableau ouvert.

Adam Hartley
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16 juillet 2026
3 min
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Sabalenka s’est effondrée à Roland-Garros : le déclic de Lisicki

Aryna Sabalenka a mené 6-3, 5-3 contre Diana Shnaider à Roland-Garros avant de s’incliner en laissant filer les dix derniers jeux. Sabine Lisicki a pointé un élément clair : quand le tableau s’ouvre, la pression peut devenir un piège.

Aryna Sabalenka a vécu un basculement brutal sur la terre battue de Paris. Alors qu’elle dominait 6-3, 5-3, elle a perdu les dix derniers jeux pour s’incliner 3-6, 7-5, 6-0 face à Diana Shnaider. C’est le genre de chute qui marque un vestiaire, parce qu’elle efface tout ce qui semblait acquis.

Un tableau qui s’ouvre… et qui pèse

Lisicki a d’abord lié l’échec à la manière dont le tableau a évolué. Après l’élimination d’Elena Rybakina dès le deuxième tour, de Coco Gauff au troisième tour et d’Iga Swiatek au seizième de finale, la Biélorusse a été propulsée au rang de grande favorite. Sur le papier, c’était l’ouverture rêvée. Dans les faits, c’est devenu une charge supplémentaire.

Pour Sabine Lisicki, le piège est psychologique : quand la voie semble dégagée, le joueur finit par sentir que le titre est « à saisir maintenant ». Elle a résumé ce mécanisme avec une phrase directement inspirée de ce qu’elle a vu à Roland-Garros.

« C’est compliqué quand on a l’impression que le titre est à prendre pour moi maintenant : ça ajoute énormément de pression. »

Le match : l’avantage s’est évaporé

Le tournant s’est produit au moment précis où Sabalenka avait toutes les cartes en main. Menée 6-3 dans le premier set, elle a ensuite pris l’avantage dans la manche suivante, jusqu’à être à deux jeux de la victoire, avec 5-3 au compteur. Puis, tout s’est inversé.

Le score final raconte la violence du renversement : après avoir lâché le deuxième set 7-5, elle a concédé le troisième 6-0. Dans ce type de scène, le vestiaire ne parle pas seulement du tennis : il parle de récupération mentale et de capacité à repartir après un choc.

Pour situer le contraste, on peut aussi regarder le dernier enchaînement de Sabalenka avant cet épisode. Elle a perdu contre Naomi Osaka 2-6 6(7)-7, puis a remporté des matchs contre Jelena Ostapenko 6-4 6-4, contre Clara Kessler 6-1 7-6(11), contre Renata Kostovic 6-2 6-3, et contre Jessica Pegula 6-4 6-7(4) 6-0.

Wimbledon, puis Mykonos : la gestion du calendrier

Lisicki a aussi défendu le contexte de Wimbledon, où la campagne de Sabalenka s’est terminée au seizième de finale. Elle a évoqué une défaite 2-6 6-7(2) contre Naomi Osaka, en estimant que la qualité du match pouvait en faire une finale. Ce point est important : il rappelle que la pression ne vient pas seulement d’un tournoi, mais du moment où l’objectif devient immédiat.

Après Roland-Garros et Wimbledon, Sabalenka s’est rendue à Mykonos pour « recharger » mentalement et physiquement avant la tournée nord-américaine sur dur, puis l’US Open. C’est un choix de programmation : récupérer vite, c’est aussi limiter l’impact d’un épisode comme celui-ci sur la suite.

La suite se jouait désormais autour de l’US Open, avec une transition sur dur et l’objectif de repartir sur de bonnes bases. Sabalenka cherchait surtout à transformer cette phase du calendrier en résultats, plutôt qu’en pression supplémentaire.

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