Elena Rybakina a vécu un moment de frustration rare lors de son match du 3e tour à Madrid contre Zheng Qinwen, avant de renverser la situation pour s’imposer sur le score de 4-6 6-4 6-3. Le tournant est venu d’un échange houleux avec l’arbitre de chaise au sujet de l’appel du système électronique de détection de ligne.
Elena Rybakina a d’abord dû encaisser la colère au moment le plus tendu : au 8e jeu du 2e set, Zheng Qinwen a servi et a vu l’électronique valider un tir que la Kazakh jugeait dehors. Rybakina a alors pointé précisément l’endroit où le ballon a atterri, réclamant une correction de l’appel. L’arbitre de chaise a maintenu la décision.
Un appel électronique qui déclenche l’altercation
Dans ce 2e set, la séquence s’est jouée sur un détail, mais avec un enjeu immédiat : après un ace, Zheng Qinwen a pris l’avantage 40/0 sur service. Rybakina, elle, a estimé que la balle était sortie, et elle a cherché à faire revenir l’arbitre sur sa décision. Le refus de l’arbitre a fait basculer l’atmosphère, avec une dispute qui a duré le temps de l’argumentation.
La championne australienne a alors laissé éclater sa frustration. Elle a notamment lancé :
À ce stade, la tension ne concernait pas seulement l’échange : elle a aussi pesé sur le rythme du match, alors même que le score commençait à s’éloigner.« Êtes-vous en train de vous moquer de moi ? Le système se trompe. Il ne touche pas. C’est absolument faux. »
Le basculement : après l’incident, le jeu repart
Après l’incident, Rybakina a accéléré. Elle a d’abord repris le contrôle du 2e set, puis a poursuivi sur sa lancée pour emporter la manche décisive. Le renversement a été progressif : le 2e set a basculé à 6-4, avant que le dernier acte ne se termine à 6-3. Dans l’histoire du match, l’altercation n’a pas figé la Kazakh ; elle a au contraire semblé la pousser à retrouver des repères.
À l’issue de la rencontre, elle a également replacé l’incident dans le contexte plus large des échanges. Elle a reconnu que son adversaire avait su servir efficacement et renvoyer ses services. Elle a aussi évoqué un facteur qui l’a gênée dès le début : un jeu où elle a concédé des doubles fautes.
Les mots de Rybakina : reconnaître l’adversaire, garder le cap
Dans son interview sur le court, Elena Rybakina a d’abord insisté sur la qualité de Zheng Qinwen : une adversaire capable de servir fort et de renvoyer une part importante de ses balles. Elle a ajouté qu’elle ne pensait pas que le problème venait du service, et elle a pointé plutôt des éléments de placement, notamment sur la première phase du match. Le 3e set a ensuite confirmé qu’elle avait trouvé une solution pour rester dans la partie.
Rybakina a aussi raconté comment elle avait cherché à rester proche au score pendant le 2e set, dans une rencontre qui s’est logiquement étirée en trois manches. Elle a dit avoir saisi les opportunités qui se sont présentées, ce qui a fini par faire la différence au moment de conclure.
Après Madrid : Potapova au programme
Le match de Madrid a aussi ouvert la porte à une suite concrète. Lundi, Rybakina doit affronter la lucky loser Anastasia Potapova pour une place en quart de finale. L’enjeu est clair : défendre sa qualification pour le tour suivant dans le tableau madrilène, à quelques marches d’un nouvel objectif de classement. Pour la Kazakh, l’histoire du 3e tour ne s’arrête pas à l’incident : elle doit désormais convertir cette capacité à se relever en performance sur le court.




