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Raducanu-Petchey : Henman doute de la nécessité d'un coach

Emma Raducanu a réintégré Mark Petchey dans son équipe pour le Sunshine Double, quelques jours après avoir affirmé ne pas chercher de coach. Tim Henman s'interroge sur la pertinence de ce choix et pointe un défi avant tout physique.

Julien Doucet
28 février 2026
3 min
Raducanu-Petchey : Henman doute de la nécessité d'un coach

Emma Raducanu (n°25 mondiale) a retrouvé Mark Petchey comme entraîneur, quelques jours seulement après avoir déclaré ne pas chercher activement un encadrement. L'ancien six fois demi-finaliste de Grand Chelem Tim Henman s'interroge publiquement sur la pertinence de ce choix, estimant que la Britannique pourrait progresser davantage sans coach attitré.

Un retour surprenant après des déclarations contraires

Le timing a de quoi interpeller. Alors qu'elle venait d'être confirmée comme ambassadrice UNIQLO, Emma Raducanu affirmait ne « pas chercher activement un coach ». Quelques jours plus tard, Mark Petchey réintégrait son équipe pour le Sunshine Double — Indian Wells et Miami. Les deux avaient déjà collaboré entre mars et juillet de l'année dernière.

Ce retour fait suite à sa séparation avec Francisco Roig. Sans encadrement fixe, Raducanu avait voyagé à Cluj-Napoca avec son partenaire d'entraînement Alexis Canter et atteint sa première finale depuis l'US Open 2021, avant de s'incliner face à Sorana Cirstea. Un résultat que les observateurs ont noté.

Henman : le problème est physique, pas tactique

Tim Henman a exprimé ses doutes sur Sky Sports, non pas sur les qualités de Petchey, qu'il connaît bien, mais sur la structure même de cette collaboration. Il pointe d'emblée une limite évidente : les engagements de Petchey comme consultant médiatique rendent impossible un accompagnement à temps plein.

« Je me demande si elle ne serait pas mieux sans coach — ce n'est pas contre Petch, c'est quelqu'un de très bon, mais nous savons que ce ne sera pas un engagement à temps plein [...] Emma a parlé de son identité, de son style de jeu, elle veut se l'approprier. »

Au-delà de la question du coaching, Henman identifie un défi plus fondamental : la condition physique. Selon lui, c'est le « plus grand défi » de Raducanu, et celui qui l'empêche de rivaliser sur la durée avec des joueuses comme Aryna Sabalenka, Iga Swiatek, Coco Gauff ou Elena Rybakina. Le choix tactique est clair dans son raisonnement : avant d'optimiser le jeu, il faut consolider le moteur.

Petchey, un bilan contrasté mais pas sans résultats

La collaboration précédente n'était pas sans mérite. Lors de leur première association, Raducanu avait atteint son meilleur résultat en WTA 1000, un quart de finale à Miami. Ce résultat reste à ce jour son plus loin parcours dans cette catégorie de tournois.

C'est un aspect souvent sous-estimé dans le débat autour de son encadrement : la question n'est pas uniquement de savoir si elle a un coach, mais dans quelles conditions ce coach peut réellement travailler. Un accompagnement partiel, calé sur les disponibilités d'un consultant TV, pose structurellement la question de la continuité du plan de développement.

Laura Robson voit les choses autrement

L'ancienne joueuse britannique Laura Robson a, elle, défendu ce retour en soulignant une identité commune entre Raducanu et Petchey. Une lecture différente, qui insiste sur la relation de confiance plutôt que sur la disponibilité calendaire.

Le débat reste ouvert. Raducanu, 23 ans, a suffisamment d'expérience sur le circuit pour connaître ses besoins. La question est de savoir si ce cadre — partiel, ponctuel — lui permettra de franchir un cap ou simplement de gérer les échéances à court terme.

La réponse viendra rapidement. Indian Wells débute dans les prochains jours, et Miami suivra dans la foulée. C'est lors de ce Sunshine Double que Raducanu et Petchey avaient réalisé leur meilleur résultat ensemble l'an passé. Un contexte qui donnera rapidement une première indication sur la valeur de cette réunion.

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