Greg Rusedski a commenté la situation d’Emma Raducanu, touchée par un virus en 2026, et a estimé que la joueuse devait s’inspirer de la méthode de Novak Djokovic pour sa nutrition et le suivi de son programme physique. Sur son podcast Off Court, l’ancien finaliste de l’US Open 1997 a insisté sur l’importance de trouver le bon équilibre pour son propre corps, plutôt que de copier un modèle unique.
La saison 2026 s’est compliquée pour Raducanu : elle a contracté un virus début février à Cluj-Napoca, puis a enchaîné des tournois sans être au meilleur niveau. Elle s’est ensuite retirée de Miami, Linz et Madrid en raison des effets persistants de ce virus.
Un virus, puis des retraits qui changent le calendrier
Au début de février 2026, Emma Raducanu a contracté un virus pendant une compétition à Cluj-Napoca. Malgré une participation à Doha, à Dubai et à Indian Wells, elle a manqué de repères et n’a pas retrouvé son état de forme habituel.
Dans la foulée, Raducanu a retiré sa participation à Miami, à Linz et à Madrid. Ces absences posent un problème concret pour la suite de la saison sur terre battue, avec une incertitude sur sa capacité à tenir son calendrier au moment où les dates s’enchaînent.
À ce stade, le contexte est aussi psychologique : lorsqu’un corps ne répond pas comme prévu, la planification devient instable. Rusedski a choisi de parler de cette dimension-là, plus que des seules étapes du calendrier.
Rusedski : “trouver” la nutrition, pas seulement “manger”
Greg Rusedski a abordé le sujet sur son podcast Off Court avec une idée centrale : chacun doit gérer son corps d’une manière différente. Il a expliqué que la clé était de construire un cadre cohérent autour de la nutrition, des compléments et du programme physique, en tenant compte de sa propre physiologie.
Pour illustrer son propos, il a évoqué l’exemple de Novak Djokovic, en racontant comment son approche alimentaire a évolué avec son équipe. Il a notamment insisté sur le fait que le joueur serbe a fini par trouver “le bon équilibre” pour que tout fonctionne ensemble : alimentation, protéines, nutrition et travail physique.
Ce qui frappe, c’est la manière dont il relie la question de la forme à celle de l’organisation quotidienne. Dans son discours, il ne s’agit pas d’un détail, mais d’un chantier global à calibrer.
Djokovic comme modèle : l’équilibre alimentaire et le suivi
Rusedski a estimé que Novak Djokovic avait identifié une méthode adaptée à lui-même, et que Raducanu devait faire le même travail pour son propre corps. Le raisonnement part d’un constat : les corps ne réagissent pas de la même façon et les métabolismes ne se ressemblent pas.
Dans ses mots, le point de départ a été la gestion de la prise alimentaire, avant de chercher une structure plus complète avec des apports mieux ajustés. Il a aussi parlé de l’idée de “balance” : pas seulement manger, mais organiser l’ensemble pour que l’entraînement s’inscrive dans une logique cohérente.
« Elle doit se demander : où en est ma nutrition ? Où en sont mes compléments ? Où en est mon programme physique ? »
Dans la traduction de son message, l’ancien n°4 mondial a donc placé la nutrition au même niveau que le suivi physique : Raducanu doit déterminer ce qui lui correspond, puis mettre en rythme le tennis et le travail en gym dans une proportion adaptée.
Le prochain cap : Rome et la question de la disponibilité
Rusedski a parlé d’un sujet d’expertise, mais le calendrier 2026 impose une contrainte immédiate. Il reste à savoir si Raducanu sera apte pour Rome, dont le tournoi débute le 5 mai 2026. À cette date, la question n’est pas théorique : il s’agit de savoir si les effets du virus permettront à la joueuse de retrouver une préparation stable.
Pour l’instant, son programme a été perturbé par les retraits de Miami, Linz et Madrid, ce qui rend chaque étape plus sensible. Le contexte est d’autant plus important que les semaines de terre battue s’enchaînent rapidement, avec des objectifs de performance liés à la saison en cours.
Le prochain adversaire et le déroulé exact des matchs dépendront évidemment du tirage à Rome, mais la priorité reste la même : être sur le court le 5 mai 2026. Pour Emma Raducanu, l’enjeu sportif se confond avec un enjeu de disponibilité, et donc de continuité dans la préparation.




