Battue au deuxième tour à Miami par Magda Linette (6-1, 5-7, 3-6) le 19 mars, Iga Swiatek a essuyé une vague de critiques que la légende polonaise Agnieszka Radwanska a jugé excessive. La finaliste de Wimbledon 2012, qui coache Linette, a pris publiquement la défense de la numéro 2 mondiale.
Une défaite qui ravive les doutes
Iga Swiatek abordait le tournoi de Miami avec l'espoir de retrouver une forme plus convaincante après ses trois sorties consécutives en quarts de finale — des résultats qui avaient déjà suscité des commentaires critiques sur son incapacité à franchir les derniers obstacles. La défaite face à Linette au deuxième tour a rouvert ce débat avec une intensité redoublée.
Sur le plan statistique, le match est éloquent : Swiatek n'a converti que 1 % de ses balles de break, contre 2 % pour Linette, et n'a réussi sa première balle qu'à 55 %, soit six points de moins que son adversaire. Voir le détail du match.
Ce qui frappe, c'est l'aveu de vulnérabilité qui a suivi. Après la rencontre, la Polonaise a livré une confession inhabituelle, décrivant un rapport au tennis devenu difficile à gérer mentalement.
Swiatek face à ses propres mots
Après la défaite, Swiatek n'a pas cherché à minimiser ce qu'elle traversait. Sa déclaration tranchait avec le discours de façade habituel des conférences de presse.
« Le tennis se complique dans ma tête. Je sais que c'est censé être simple. [...] Je n'ai rien fait de bien tactiquement après le premier set. Je n'avais pas ressenti des choses comme ça depuis cinq ans. »
Elle a ajouté qu'il lui faudrait du temps pour retrouver ses sensations, évoquant un travail à rebâtir à l'entraînement pour « trouver quelque chose de positif » et comprendre ce qui se passe sur le court.
Radwanska : « Laissez-lui un peu de paix »
Du côté de Radwanska, la position est claire. Entraîneure de Linette — la joueuse qui vient de battre Swiatek — elle n'a pas moins pris la défense de son illustre compatriote face aux réactions jugées disproportionnées sur les réseaux et dans les médias.
« J'en appelle à lui accorder un peu de paix, à ne pas la haïr chaque fois qu'elle perd un match, parce que ce n'est pas la fin du monde. »
Le message, formulé sobrement sur Canal+ Sport, dit quelque chose sur la pression particulière qui pèse sur une joueuse dont l'excellence passée a recalibre les attentes du public. Perdre un match, même de manière inattendue, ne justifie pas selon Radwanska l'ampleur des réactions.
Stuttgart comme premier test sur terre battue
Swiatek tourne désormais la page sur la saison sur surface dure et se prépare pour le début de la saison sur terre battue. Son premier tournoi prévu est Stuttgart, dont la compétition débute le 13 avril. L'article source indique qu'elle y compte deux titres à son palmarès — un contexte qui donne à cette échéance une résonance particulière dans le moment qu'elle traverse. Retrouver ses repères sur une surface où elle a déjà triomphé pourrait lui offrir un cadre favorable pour reconstruire sa confiance avant les grands rendez-vous du printemps.




