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Pegula à Dubai : Johnson voit un Grand Chelem à portée

Jessica Pegula a remporté le titre à Dubai en dominant Svitolina 6-2, 6-4. Steve Johnson voit dans cette victoire un tremplin vers un premier Grand Chelem.

Nicolas Besson
25 février 2026
3 min
Pegula à Dubai : Johnson voit un Grand Chelem à portée

Jessica Pegula a remporté le tournoi de Dubai en dominant Elina Svitolina en finale, 6-2, 6-4, en un peu plus d'une heure et dix minutes. Une victoire nette qui relance le débat sur le potentiel de l'Américaine à conquérir un titre du Grand Chelem, sujet sur lequel l'ancien joueur Steve Johnson s'est exprimé sans détour.

Une finale expédiée, un signal fort

33 victoires sur surface dure contre seulement 9 défaites : le bilan de Jessica Pegula sur dur illustre une constance rare au plus haut niveau. À Dubai, elle n'a pas laissé Svitolina s'installer dans le match, imposant son rythme d'entrée de jeu jusqu'à la dernière balle. Un scénario linéaire, maîtrisé de bout en bout.

Ce quatrième titre en carrière arrive dans un contexte particulier. Pegula n'avait pas joué la semaine précédente, choisissant de récupérer après l'Open d'Australie. Le repos semble avoir porté ses fruits : sa semaine à Dubai fut celle d'une joueuse en pleine confiance, capable de conclure sans trembler.

Steve Johnson : « Ce qui reste à accomplir, c'est un Grand Chelem »

Invité du podcast Nothing Major, Steve Johnson a analysé la portée de ce titre au-delà du simple résultat. Il a rappelé que certaines têtes d'affiche — dont Sabalenka et Swiatek — étaient absentes du tableau, nuançant ainsi la portée de la victoire. Mais il a insisté sur ce qu'elle représente mentalement pour la joueuse.

"Pour elle, ce qui reste à accomplir, c'est de remporter un titre en Grand Chelem. Ce type de victoire n'en est pas un, mais ça vous donne la confiance pour aller faire le travail."

Ce que le score ne dit pas toujours, c'est l'état d'esprit dans lequel un joueur aborde les grands rendez-vous. Gagner en moins d'une heure dix en finale, sans avoir joué la semaine précédente, c'est aussi un indicateur de fraîcheur physique et mentale — deux éléments décisifs sur la durée d'un Majeur.

Un palmarès en Grand Chelem qui progresse

En regardant de plus près son parcours dans les Majeurs, la trajectoire est parlante. Pegula a atteint la finale de l'US Open en 2024, puis les demi-finales de l'Open d'Australie en ce début 2026. Elle compte également des quarts de finale à Wimbledon et à Roland-Garros. Pas encore de titre, mais une présence régulière dans les dernières phases.

À 31 ans et classée cinquième mondiale, elle se situe dans une fenêtre où les résultats en Grand Chelem peuvent encore progresser. Son bilan carrière de 40 victoires pour 15 défaites, toutes surfaces confondues, reflète une joueuse qui gère bien ses efforts et sélectionne ses engagements avec discernement.

La suite : garder le cap après Dubai

Le calendrier reprend rapidement. La forme récente affiche toutefois une légère ombre : trois défaites consécutives contre Sramkova, un rappel que la régularité n'est jamais acquise. Un rappel que la constance se construit match après match, et que les têtes de série ne sont jamais à l'abri d'un retour de flamme dans les premiers tours.

Les prochains Grands Chelems — Roland-Garros en mai, Wimbledon en juillet — représenteront les échéances décisives pour valider ou non la thèse de Johnson. Sur terre battue, son bilan est plus serré (3 victoires, 2 défaites), là où les meilleures — Swiatek en tête — imposent encore leur loi. Sur gazon, même équilibre. C'est sur dur que Pegula est la plus redoutable, ce qui fait de l'US Open, en août, le tournoi le plus cohérent avec son profil pour franchir le dernier cap.

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