Emma Raducanu s’est retrouvée éliminée très tôt à Roland Garros, sur terre battue. Dans les heures qui ont suivi, elle a basculé sans attendre vers le travail, avec un objectif clair : repartir vite sur le terrain avant la saison d’herbe.
Emma Raducanu a expliqué que le lendemain avait été « assez difficile », mais que la priorité avait été de revenir au court rapidement pour « couper court » à la frustration. Elle a aussi insisté sur l’idée de tirer des leçons d’un match, même quand le résultat tourne mal.
Une élimination précoce, puis un retour immédiat au travail
À Roland Garros, Raducanu a affronté Solana Sierra et s’est inclinée 0-6 6-7. L’impact a été réel, au point qu’elle a reconnu avoir eu du mal à digérer la défaite. Mais ce qu’elle a surtout retenu, c’est le besoin de ne pas s’installer dans la perte : elle a cherché à passer à l’entraînement très vite.
Dans ses mots, la logique était simple : ne pas laisser la tête tourner trop longtemps, et remettre du concret dans la routine. Sur le plan du jeu, elle a évoqué ce que Strasbourg et le tournoi de Paris lui avaient appris, tout en rappelant qu’elle n’avait pas eu beaucoup de matchs avant cette période.
Ce choix d’enchaînement a compté. Après une sortie rapide en Grand Chelem, une semaine perdue peut coûter cher. Raducanu a donc préféré agir dès le lendemain, avec l’idée de reprendre la main sur ce qu’elle pouvait contrôler.
Queen’s Club : pourquoi l’herbe s’est imposée
La suite l’a menée à Londres, au Queen’s Club Championship, où elle a voulu profiter de ce moment pour rejouer à un niveau élevé dès le début du tournoi. Cette décision n’était pas anodine : elle a annoncé que l’herbe restait le cap principal, en particulier pour Wimbledon.
Raducanu a mis l’accent sur deux secteurs : le service et le retour. Elle a expliqué que « beaucoup commence dès le début de l’échange », en précisant que le gazon met ces séquences en évidence. Son point de départ a été la qualité du coup, avec une volonté d’installer le bon état d’esprit dès l’amorce du point.
On a donc un fil conducteur : réduire le temps entre l’émotion et la préparation, puis orienter le travail vers ce qui pèse le plus sur l’herbe. C’est là que ça se joue, parce qu’à ce moment du calendrier, l’objectif n’était pas de « rattraper » une saison : c’était de rendre son jeu exploitable sur une surface qui change tout.
Le calendrier, les ruptures, et le prochain objectif
En WTA, Raducanu a été classée 46e au moment évoqué, notamment à cause d’une pause de deux mois liée à une maladie post-virale et à des changements de coachs en début de saison. Elle a aussi choisi de sauter une grande partie de la tournée sur terre battue, y compris avec une sortie précoce à Roland Garros.
La priorité a été assumée : stabiliser et revenir à une condition complète, avant de viser Wimbledon. Dans cette logique, le bénéfice attendu de la suite du calendrier a été la continuité avec le coach Andrew Richardson, avec l’idée de retrouver de la constance et une stabilité mentale.
La question qui se pose maintenant est simple : comment elle a transformé ce “retour rapide” en préparation utile. Son prochain adversaire n’a pas été précisé, mais la trajectoire annoncée la mène à Wimbledon pour chercher une percée durant la deuxième semaine, avec un objectif de classement autour du Top 30 ou du Top 25 si sa santé le permet.




