Emma Raducanu ne disputera pas le tournoi de Linz la semaine prochaine. La Britannique, toujours affectée par un virus contracté en février à Cluj-Napoca, repousse ses débuts sur terre battue et cible désormais le Madrid Open.
Un virus qui traîne depuis deux mois
Emma Raducanu avait atteint la finale à Cluj-Napoca début février, son premier acte final depuis l'US Open 2021. Mais la semaine roumaine lui avait laissé un souvenir amer sur le plan médical : elle y avait contracté une infection virale qui l'a suivie sur plusieurs tournois consécutifs.
Présente ensuite en Arabie saoudite puis aux Émirats, la Britannique avait reconnu ne pas être à 100 %. Les résultats en avaient découlé logiquement, avant une élimination au troisième tour à Indian Wells et un forfait à Miami. Trois mois après le début des symptômes, l'infection continue de limiter sa préparation.
Le choix de ne pas forcer
Juste avant Indian Wells, Raducanu avait été claire sur sa situation. Elle avait confié :
« À Cluj, j'ai attrapé un virus au début du tournoi. J'ai géré ça et ses séquelles... les effets ont duré vraiment longtemps ces trois dernières semaines. Le voyage au Moyen-Orient a été très difficile pour moi. »
Depuis, la situation n'a pas évolué comme espéré. Elle avait également déclaré forfait pour la rencontre de Billie Jean King Cup opposant la Grande-Bretagne à l'Australie. Linz représentait une opportunité de relancer la machine sur terre battue, dans un format WTA 500. Ce ne sera pas le cas.
C'est là que ça se joue : en choisissant de ne pas forcer à Linz, le clan Raducanu prend un risque calendaire calculé. La logique est claire — mieux vaut arriver prête à Madrid qu'abîmée après une semaine de compétition à demi-forme. Mais le calendrier ne pardonne pas, et chaque semaine perdue est une opportunité de points qui s'évanouit.
Madrid comme rampe de lancement
La prochaine échéance programmée est désormais le Madrid Open, WTA 1000, qui se tient du 21 avril au 3 mai. Le niveau de compétition y est significativement plus élevé qu'à Linz. L'enjeu stratégique est donc double : récupérer suffisamment pour compétir, mais aussi disposer du temps de préparation minimal sur une surface sur laquelle Raducanu n'a pas encore joué cette saison.
La question qui se pose maintenant est celle du rythme de récupération. Arriver à Madrid sans match dans les jambes depuis plusieurs semaines, sur une surface qui exige des ajustements techniques et physiques spécifiques, est un pari risqué. Mais c'est visiblement le choix assumé par son équipe.
Un calendrier à reconstruire
Actuellement 28e mondiale, Raducanu aborde cette séquence printanière avec un retard de compétition qui complique la gestion de son classement. Après Madrid, l'enchaînement logique pointe vers Rome puis Roland-Garros. Ce sont deux rendez-vous majeurs pour lesquels la forme physique devra être au rendez-vous.
Pour l'heure, tout repose sur la récupération. Si Raducanu peut prendre le départ à Madrid en pleine santé, elle aura devant elle les trois semaines de préparation nécessaires. Sinon, le scénario d'un début de saison sur terre battue décalé encore davantage reste une possibilité réelle.




