À Rome, Naomi Osaka a enchaîné un troisième tour très maîtrisé pour se hisser en 16es. La Japonaise a disposé de Diana Shnaider en 55 minutes (6-1, 6-2) et attend désormais Iga Swiatek au Foro Italico.
Naomi Osaka a été interrogée sur ce rendez-vous et a répondu avec humour, en évoquant une succession de noms qui l’obligent à hausser le tempo. Sur le court, on a surtout vu une chose : elle a accéléré quand il fallait, avec des frappes profondes qui ont étouffé les échanges de son adversaire, avant de transformer ses opportunités sans trembler.
Un 55 minutes qui a laissé peu de place au doute
Dans cette rencontre du troisième tour au Masters 1000 de Rome, la physionomie a basculé tôt. Osaka a pris le contrôle dès les premiers jeux et a enchaîné les points gagnants pour mener 6-1 dans le premier set. Au Foro Italico, le rythme est resté constant : elle a enchaîné après ses premiers coups, avec un déplacement court et efficace pour se remettre en position, puis un coup droit qui a trouvé la zone où la défense de Shnaider n’arrivait plus à respirer.
Le second set n’a pas cassé la dynamique. Osaka a de nouveau imposé son tempo et a conclu sur un score de 6-2. Au total, ce match s’est terminé en 55 minutes, un détail qui dit long sur la difficulté rencontrée par Shnaider à créer des échanges de qualité.
Ce billet pour les 16es l’a ensuite menée sur une autre question : face à quelle joueuse ? Et la réponse a un poids particulier, puisque Iga Swiatek l’attend au tour suivant.
« Life is a little cruel » : Osaka assume le défi
Osaka a démarré ses explications par un trait d’humour. « La vie est un peu cruelle. Damn. Sabalenka, maintenant Iga (rires). Je ne sais pas… Je pense que, pour moi, c’est justement là que je réponds présente. Même si, ces dernières fois, ça n’a pas été en ma faveur, ce sont les matchs les plus amusants. J’ai hâte à cette idée. Ça me fait sourire », a-t-elle confié.
Le Foro Italico a alors changé de décor : on passait d’un match où Osaka avait dominé à un défi où elle devra composer avec une adversaire attendue comme un obstacle majeur. Le duel est programmé en 16es, au tour de tableau principal qui suit le troisième tour.
Le public des tribunes a suivi avec attention la manière dont Osaka a parlé de ce type d’affrontement. On l’a vue, après la victoire, retrouver une posture plus relâchée, comme si l’enjeu se transformait en excitation plutôt qu’en pression.
Un choc qui rappelle un précédent
Osaka et Swiatek se sont déjà rencontrées à plusieurs reprises. La dernière fois, en 2024 à Roland-Garros, Swiatek a gagné 7-6(1) 1-6 7-5. Cette rencontre a laissé des images : Osaka avait mené 5-2 dans le troisième set et avait même eu une balle de match, avant que la Polonaise ne renverse la fin.
Osaka a évoqué ce rendez-vous en parlant d’un moment de repère. « J’aime penser à ce match. Même si je n’ai pas gagné, c’était comme un test. C’était mon premier grand match après la grossesse. La perspective de l’affronter sur l’une de ses meilleures surfaces — ou sa meilleure — était vraiment cool », a-t-elle rappelé.
À Rome, le décor est clair : le tournoi se joue sur terre battue et le Masters 1000 impose ses accélérations à chaque tour. Osaka a donc décroché un 16es avec un score net, mais elle sait que le prochain échange ne ressemblera pas à celui contre Shnaider.
La suite est fixée : Naomi Osaka affrontera Iga Swiatek en 16es du tournoi de Rome. Le prochain match se jouera au Foro Italico sur terre battue, avec pour enjeu immédiat la qualification au tour suivant du tableau principal.




