Daniil Medvedev a débuté son tournoi de Miami le 21 mars avec une victoire en trois sets face à un adversaire non désigné, sur le score de 6-7(10) 6-3 6-1. Le Russe, onzième joueur mondial, s'est montré solide après avoir cédé la première manche dans le tie-break. Un départ en trompe-l'œil pour celui qui arrive à Miami auréolé de ses succès récents à Brisbane et Dubaï, ainsi que d'une finale à Indian Wells.
Un premier set haché, une reprise en main nette
Daniil Medvedev a connu des débuts poussifs. Le premier set s'étira jusqu'au super tie-break, que son adversaire remporta 12-10. Un scénario inconfortable, mais pas inhabituel pour le Moscovite, capable de réajuster entre les sets.
La suite fut beaucoup plus lisible. Le Russe prit le contrôle dès le deuxième set (6-3) avant d'expédier le troisième à sens unique (6-1). Neuf aces, 69 % de premières balles rentrées et seulement 4 % de balles de break converties par l'adversaire : le service a tenu le rang quand il le fallait. En face, 56 % de premières balles et aucune balle de break transformée suffisent à résumer le rapport de force en fin de match.
La technique Medvedev décryptée par Mouratoglou
Le changement de coach opéré après l'US Open 2025 a coïncidé avec un renouveau sur le plan des résultats. C'est dans ce contexte que Patrick Mouratoglou, entraîneur réputé sur le circuit, a pris le temps d'analyser publiquement ce qui rend le jeu de Medvedev si difficile à imiter — et si efficace.
Sur son profil Instagram, Mouratoglou a livré une réflexion lucide sur la technique atypique du Russe :
« C'est étrange de voir Medvedev à haut niveau si on ne le connaît pas, à cause de son style de jeu, de sa technique — une technique vraiment unique. Je ne la conseillerais à personne. Mais ce qui compte, c'est de savoir si tu peux accélérer la balle, et si ta technique t'offre une réponse dans toutes les situations. Si c'est le cas, peu importe si ça semble correct ou non aux yeux des spécialistes. »
Le propos est clair : la forme ne vaut rien sans efficacité fonctionnelle. Mouratoglou résume en quelques mots ce que beaucoup d'observateurs peinent à formuler face au jeu de Medvedev — un jeu qui dérange l'œil mais qui répond à chaque situation.
Indian Wells comme référence, Miami comme suite logique
Le tournoi de Miami s'inscrit dans la continuité directe d'Indian Wells. Medvedev venait d'y réaliser un parcours sans perdre le moindre set jusqu'à la finale, en éliminant notamment Carlos Alcaraz en demi-finale. C'est Jannik Sinner qui mit un terme à cette série en finale, sur le score de 7-6(6) 7-6(4).
Choisir de ne pas déclarer forfait après une finale en cinq jours, c'est un choix stratégique assumé. Ce premier match à Miami valide la décision : le corps a suivi, même si le premier set laissa planer quelques doutes. La question qui se pose maintenant, c'est celle de la capacité à maintenir ce niveau sur la durée d'un tableau Masters.
La suite s'annonce exigeante
Medvedev avance au deuxième tour à Miami, où son prochain adversaire n'est pas encore désigné. L'objectif est clair : capitaliser sur l'élan d'Indian Wells et accumuler des points dans la race, alors que le Russe pointe à la onzième place mondiale. Chaque victoire ici comptera dans sa course au Top 10 d'ici la fin de la saison sur terre battue.
Le calendrier ne pardonne pas en cette période charnière entre hardcourt et ocre. Medvedev devra gérer l'enchaînement des matchs avec soin s'il veut aller loin à Miami, lui qui n'a pratiquement pas eu de temps de récupération depuis la finale de dimanche dernier.




