Iva Jovic s'est qualifiée pour la finale du tournoi de Charleston sur terre battue, cette semaine, en écartant son adversaire en demi-finale. À 18 ans et 16e mondiale, l'Américaine s'est confiée sur les joueuses qui façonnent sa vision du tennis.
Une identité de jeu à construire
Iva Jovic ne se définit pas encore pleinement comme joueuse, et elle l'assume. Dans un entretien accordé aux médias, la jeune Américaine a livré une réflexion lucide sur la difficulté de trouver son style propre tout en s'inspirant des meilleures. Le sujet n'est pas anodin : à 18 ans, la question de l'identité de jeu est souvent celle qui conditionne la durabilité d'une carrière.
Elle l'a exprimé sans détour :
« Je dois identifier qui je suis en tant que joueuse et quel est mon style de jeu. Ensuite, on construit autour de ça. Le tennis est l'un de ces sports où il est physiquement impossible d'être parfaite et de ne jamais rater. »
Un discours de perfectionniste qui se méfie du perfectionnisme — une nuance qui dit quelque chose sur la maturité de la joueuse.
Pegula, Bencic, Andreescu : trois références choisies
Parmi les joueuses du circuit, Jovic en a retenu trois : Jessica Pegula, Belinda Bencic et Bianca Andreescu. Ce ne sont pas des idoles distantes — ce sont des adversaires potentielles, des joueuses qu'elle pourrait affronter à tout moment. Elle en est consciente, et c'est précisément ce qui nourrit son observation.
C'est le jeu d'Andreescu qui l'attire le plus. Jovic la désigne comme une référence sérieuse dans sa construction, une joueuse dont elle cherche à identifier ce qu'elle possède et qu'elle n'a pas encore.
En regardant de plus près sa démarche, ce qui frappe, c'est la méthode. Jovic ne cherche pas à copier un modèle : elle analyse ce que les joueuses similaires à son profil ont en plus, pour aller le chercher.
Le classement, une surprise assumée
16e mondiale. Jovic confie elle-même que ce chiffre la surprend encore. Non par fausse modestie, mais parce qu'elle juge ne pas avoir encore atteint son plafond. C'est un indicateur intéressant : une joueuse qui se situe en dessous de sa propre estimation de son niveau a généralement davantage à donner.
Sa présence en quarts de finale de l'Open d'Australie cette année avait déjà suscité des réactions dans le milieu. Le parcours à Charleston, avec cette demi-finale remportée sur terre battue, confirme que l'Américaine s'installe durablement dans la partie haute du tableau des tournois majeurs.
Elle l'a dit clairement : plus jeune, elle voulait simplement jouer au tennis et disputer des Grands Chelems. Aujourd'hui, elle mesure l'étendue de ce qu'elle peut réellement accomplir.
La finale comme prochain test
Jovic jouera la finale du tournoi de Charleston sur terre battue. L'adversaire, le score de la demi-finale et les points en jeu n'ont pas encore été communiqués dans leur intégralité, mais l'enjeu est réel : un titre à Charleston représenterait un succès majeur pour sa carrière sur le circuit WTA, et un argument de poids pour continuer à grimper dans une hiérarchie où elle s'est déjà solidement installée.




