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Jannik Sinner : Roddick surpris par son aveu à Wimbledon

Jannik Sinner a admis que son revers n’était « pas très bon » à Wimbledon. Andy Roddick a été surpris et a expliqué qu’il aurait menti à Wozniacki.

Adam Hartley
3 juillet 2026
3 min
Jannik Sinner : Roddick surpris par son aveu à Wimbledon

Jannik Sinner a admis, à Wimbledon, que son coup droit n’était « pas très bon » en ce moment. Andy Roddick a été surpris d’entendre un tel aveu aussi ouvert, alors que le numéro 1 mondial et tenant du titre avançait dans le tournoi.

Andy Roddick a commenté l’instant avec Caroline Wozniacki après la victoire de Sinner contre Nuno Borges, et il a expliqué qu’il n’aurait pas fait la même chose en pleine compétition. Il a aussi rappelé un point très concret : sur ses deux premiers matches, Sinner a frappé 43 fautes directes en coup droit, un total qui a nourri les difficultés de l’Italien à trouver le bon rythme sur gazon.

Un aveu qui change l’ambiance du vestiaire

À Wimbledon, Sinner a pris la parole après ses deux premiers tours. Il a reconnu que son revers n’était pas au niveau attendu, et l’écho a été immédiat dans le discours autour du tournoi. Dans la logique du circuit, ce type de confession publique peut sembler risqué : il peut installer de la pression, surtout quand on porte le rôle de favori.

Roddick, lui, a assumé la surprise. Il a expliqué qu’il aurait probablement menti à Wozniacki plutôt que d’admettre un point faible aussi frontal. Sa position était claire : tant qu’on est encore en lice, on protège le mental collectif et on évite d’offrir une lecture trop simple à l’adversaire.

« J’aurais probablement menti à Caroline. »

Deux tours passés, malgré les 43 fautes

Sur le terrain, Sinner a tout de même avancé. Il a notamment remporté son match du troisième tour en cinq manches contre Miomir Kecmanovic : 4-6 6-3 6-7(6) 6-2 6-3. Puis, il a enchaîné avec une victoire en deux sets contre Nuno Borges : 7-6(4) 7-6(2) 6-4. L’Italien a donc trouvé des solutions, même lorsque le coup droit ne semblait pas calé.

Ce sont ces chiffres qui ont marqué Roddick : 43 fautes directes en revers sur les deux premiers matches. Ce n’était pas un détail statistique. Sur gazon, où chaque opportunité compte, trop d’erreurs non provoquées compliquent la gestion des échanges et l’équilibre des jeux.

Ce choix de rester compétitif malgré un revers approximatif a un impact direct : Sinner a conservé un cap, sans s’effondrer, et il a gardé de la marge pour les tours suivants.

Le prochain adversaire : Jenson Brooksby

Pour une place en huitièmes de finale, Sinner devait affronter Jenson Brooksby. Son entrée dans le tournoi s’était faite en dominant ses deux premiers matches en deux sets, ce qui posait une contrainte supplémentaire : il fallait que le coup droit cesse de coûter trop cher dès les premiers échanges.

On a aussi rappelé que leur unique confrontation précédente remontait à 2021, au Washington, en demi-finale, remportée par l’Italien. Mais à Wimbledon, ce qui compte, c’était la suite immédiate : faire en sorte que le revers retrouve de la cohérence, au moment où le tableau resserre l’espace.

Le prochain rendez-vous se jouait sur gazon à Wimbledon. Sinner avait alors un objectif très concret : sécuriser sa qualification pour les huitièmes, tout en limitant les fautes directes au revers, puisque c’est précisément ce point que Roddick a jugé suffisamment sérieux pour en parler sans détour.

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