Alexandr Dolgopolov a pris la défense de Marta Kostyuk après la controverse née à la fin de la finale du tournoi de Madrid. La joueuse ukrainienne a remporté son premier titre WTA 1000 en battant Mirra Andreeva (6-3, 7-5), mais le moment du micro a déclenché des critiques.
Une finale remportée, puis un malaise au micro
À la Caja Magica, Marta Kostyuk a été tête de série n°26 et a dominé Mirra Andreeva, tête de série n°9. Le match s’est achevé sur un score de 6-3, 7-5, et aucun échange de poignée de main n’a eu lieu à la fin de la rencontre.
Mais c’est surtout le déroulé des deux discours qui a cristallisé l’attention. D’abord, Andreeva a commencé son allocution en saluant la forme et la victoire à Madrid de Kostyuk. Ensuite, lors de son tour, l’Ukrainienne n’a pas mentionné directement sa rivale russe, ni reconnu son statut de finaliste.
Ce choix a rapidement été commenté en ligne, certains y voyant un geste « arrogant » et « irrespectueux ». L’affaire a alors dépassé le terrain, pour devenir un sujet de débat public autour des paroles prononcées au micro.
Dolgopolov répond : “aucun respect” tant que rien n’est condamné
Retraité du circuit depuis 2021, Alexandr Dolgopolov a réagi à la polémique en s’appuyant sur des accusations évoquées dans le passé. L’ancien champion ATP à trois titres a rappelé que Mirra Andreeva aurait, selon ces allégations, interagi avec des publications liées à Vladimir Poutine.
Sur X, Dolgopolov a écrit : « Congratulations to Marta, well deserved! First her opponent likes posts about putin, then her fans pretend she is gracious in the speech and hate Marta ». Puis il a ajouté un commentaire sur la “soirée” du samedi, en visant les réactions autour du discours.
« Félicitations à Marta, c’était amplement mérité. D’abord son adversaire aime des publications sur Poutine, puis ses fans font semblant qu’elle est gracieuse dans son discours et détestent Marta. »
Dans un second message, il a insisté sur l’idée que les athlètes ukrainiennes ne devraient, selon lui, devoir aucun respect à des sportifs russes ou biélorusses tant qu’ils ne condamnent pas publiquement les actions de leurs pays. Il a également fait référence à un exemple de comportement qu’il estimait proche.
Les performances récentes avant Madrid
Avant la finale à Madrid, Marta Kostyuk a alterné des résultats sur ses cinq derniers matchs : victoire contre Parry (6-1 6-4), défaite face à Rybakina (6-3 6-4), victoire contre Rakhimova (6-2 6-4), nouvelle défaite contre Rybakina (6-4 6-4) puis victoire contre Townsend (6-3 6-2).
De son côté, Mirra Andreeva a aussi connu des résultats variés dans ses cinq derniers matchs : victoire contre Potapova (1-6 6-4 6-3), victoire contre Ruse (6-4 6-1), victoire contre Cirstea (7-6(4) 4-6 6-2), victoire contre Stephens (6-4 6-2) et une défaite contre Mboko (7-6(7) 4-6 6-0).
Ces éléments décrivaient surtout un contexte de match, sans qu’il faille en tirer une tendance automatique. Au moment décisif, Kostyuk a toutefois trouvé le bon rendement pour s’imposer en finale à la Caja Magica.
Ce que la polémique change pour Kostyuk et pour la suite
Avec ce premier titre WTA 1000 à Madrid, Marta Kostyuk a imposé un fait sportif : elle a gagné la finale contre Mirra Andreeva (6-3, 7-5). Mais la séquence des discours a déplacé le débat vers la dimension extra-sportive des relations entre pays, et Alexandr Dolgopolov a choisi d’en faire une réponse publique.
Pour la suite, Kostyuk devra désormais préparer le prochain rendez-vous du calendrier, avec un enjeu clair : défendre les points liés à sa victoire à Madrid. Le prochain match à venir fixera le rythme autour de cette échéance, tandis que la réponse d’Andreeva et les réactions en tribunes et sur les réseaux continueront de nourrir la discussion bien au-delà du score.




