Novak Djokovic a quitté Rome avec une défaite précoce, et les questions autour de sa forme ont refait surface avant Roland Garros. Pour le journaliste Frédéric Verdier, le scénario n’a rien d’alarmant : l’essentiel reste d’arriver à Paris en bonne santé et prêt à construire sur le tournoi.
À Rome, le Serbe a été battu par Dino Prizmic en perdant le match 6-2 2-6 4-6, après avoir aussi été gêné par des problèmes digestifs. Dans le même temps, Verdier a rappelé que Djokovic a déjà paru plus fragile dans d’autres événements sur terre au cours des deux dernières années.
Rome a posé des questions, pas un verdict
Le journaliste a pointé un décalage entre la rencontre de Rome et ce que Djokovic avait montré sur d’autres tournois sur la même période. Contre Prizmic, il a été question d’inconfort physique, avec un deuxième set clairement à son désavantage, avant que le vétéran ne se batte jusqu’au bout dans le set décisif. Ce détail a compté dans la lecture de Verdier : il ne voulait pas transformer un match en diagnostic.
Dans les matchs récents cités, Djokovic a aussi connu des fortunes diverses. Il a perdu contre Alcaraz avec un score 6-2 2-6 3-6 5-7, et il a perdu contre Draper 6-4 4-6 6-7(7). À l’inverse, il a battu Kovacevic 6-4 1-6 6-4 et Majchrzak 4-6 6-1 6-2.
Verdier rappelle les précédents sur la terre
Frédéric Verdier a mis en perspective les apparitions de Djokovic sur la terre ces dernières années, en citant des défaites face à Alejandro Tabilo, Matteo Arnaldi et Tomas Machac. Son argument n’a pas été de nier la difficulté, mais de distinguer ce qui relève du match isolé et ce qui peut se corriger au fil des tours.
Il a aussi insisté sur la question de la santé avant tout. À l’approche de ses 39 ans, Djokovic sait “que le temps pèse”, selon Verdier, et que l’usure physique peut rendre les débuts plus compliqués. Pour le journaliste, le point de départ reste donc un même objectif : être disponible, puis s’ajuster au rythme du tournoi.
« Je ne peux pas m’inquiéter pour Novak. On peut me dire ce qu’on veut. Il a rassemblé des informations, et je ne l’ai pas trouvé si mauvais, sauf le deuxième set, où il était clairement en difficulté. »
Le plan : passer les premiers tours, trouver le rythme
Verdier a reconnu que l’absence de rythme, liée au faible nombre de matches, pouvait exposer Djokovic lors des premiers tours. Il a toutefois posé une condition simple à son raisonnement : si le Serbe franchissait les obstacles initiaux et trouvait progressivement son tempo, la suite devenait possible, “quel que soit l’adversaire”.
Le contexte de Roland Garros pèse aussi sur cette approche. Le tournoi se joue sur terre battue, surface qui impose des ajustements et une gestion de l’intensité sur la durée. Et à ce stade de la saison, le format du Grand Chelem renforce encore l’importance de l’état du corps et de la capacité à enchaîner.
Pour la suite, Novak Djokovic devra donc aborder son entrée dans le tableau principal à Roland Garros avec une exigence claire : préserver son état physique et installer sa régularité au fil des tours. Les points à défendre se joueront tour après tour, avec l’objectif de dépasser les premiers tours annoncés comme les plus délicats.




