Coco Gauff a réagi au retrait d’Aryna Sabalenka à Stuttgart, en expliquant qu’elle conserverait les mêmes exigences, quel que soit le tableau. À l’approche du premier tournoi sur terre battue de son année, l’Américaine a aussi détaillé son objectif : utiliser Stuttgart comme étape de travail avant Roland-Garros.
Un tableau qui change, une attente qui ne bouge pas
Le retrait d’Aryna Sabalenka a forcément attiré l’attention à Stuttgart. Mais Coco Gauff a rappelé, lors de sa conférence de presse, que son cadre de réflexion ne dépend pas d’un nom en particulier dans le tirage au sort. Son idée était simple : elle veut rester maîtresse de ce qu’elle peut contrôler, et construire son tournoi à partir de son propre niveau.
Dans son discours, la pression n’a pas été traitée comme une conséquence extérieure. Elle a été pensée comme un paramètre à gérer, notamment parce que l’Américaine a expliqué ne pas avoir joué certains tournois auparavant. À ce stade de la saison, elle a donc voulu replacer Stuttgart dans une logique de préparation, plutôt que dans celle d’un “tout de suite” immédiat.
Le point de départ de sa réflexion s’est appuyé sur un principe : à chaque tournoi, elle se fixe une ambition élevée, mais elle cherche surtout à être pleinement concentrée du début à la fin. Ce n’est pas le tableau qui dicte l’approche, c’est la capacité à tenir un niveau constant.
Stuttgart comme étape de transition vers la terre battue
Gauff a insisté sur un élément factuel : Stuttgart représentait pour elle le premier tournoi sur terre battue de l’année. Elle a aussi souligné que d’autres joueuses avaient déjà disputé des matchs lors d’événements comme la Billie Jean King Cup, la semaine précédente à Linz. Elle n’a donc pas présenté Stuttgart comme une course à la performance brute, mais comme un processus pour retrouver les sensations et les repères nécessaires aux prochaines semaines.
Ce choix de cadrage a un sens tactique, même si elle n’a pas détaillé de plan de jeu technique. Quand un joueur arrive sur une surface avec un temps de référence plus court que ses concurrentes, la priorité devient la gestion du rythme et la capacité à rester stable dans la construction du point. Dans ce contexte, le “process” qu’elle a évoqué devient un travail d’adaptation : accepter que le tournoi serve aussi à ajuster.
À ce stade, l’Américaine a aussi rappelé que l’objectif principal restait ailleurs : défendre son titre à Roland-Garros. Stuttgart doit donc la préparer à ce rendez-vous avec une logique de calendrier, pas seulement avec une logique de résultat.
Le précédent de Miami : un tournoi qui ne lui ressemblait pas
Pour expliquer sa manière d’aborder Stuttgart, Gauff a choisi un exemple : Miami. Elle a reconnu que ce tournoi ne correspondait pas à ce où elle excellait habituellement, mais elle a ensuite indiqué qu’elle y avait bien fait cette année, au point d’atteindre la finale.
Ce rappel a surtout servi à relativiser le poids des attentes. Si un tournoi peut surprendre par rapport à ce qu’on en attend, alors la stratégie consiste à travailler son match du jour, plutôt qu’à projeter trop tôt une histoire de saison. À Stuttgart, elle a donc voulu rester dans une lecture “match par match”, sans se laisser enfermer par des repères passés.
Dans les faits, l’Américaine a aussi mis en avant l’idée que l’on pouvait changer d’année en année. Elle n’a pas présenté Stuttgart comme un passage obligé vers une réussite immédiate, mais comme une opportunité d’améliorer son niveau sur une surface et des conditions spécifiques.
Adaptation à la terre et aux conditions : pourquoi Stuttgart avait bloqué
En revenant sur ses éditions précédentes, Gauff a expliqué pourquoi elle ne s’était pas sentie à l’aise à Stuttgart. Elle a pointé un détail : la terre battue y serait “slippery”, donc plus difficile à adapter. Elle a aussi mentionné un autre facteur, lié au rythme de la saison : elle n’aurait pas eu le temps de s’habituer aux conditions en salle avant la fin de l’année.
Ce sont des éléments concrets de contexte, et ils éclairent la manière dont elle conçoit l’enjeu à Stuttgart. Sur une terre plus glissante, la trajectoire et l’équilibre changent. Le joueur doit alors ajuster sa construction et sa façon d’enchaîner, pour ne pas se retrouver en retard ou en déséquilibre. Ce que Gauff décrit correspond à un travail d’adaptation avant même de parler d’offensive.
Ce qui a fait la différence, dans son raisonnement, n’a donc pas été une formule magique. C’est l’idée d’entrer dans le tournoi avec un processus clair, afin de limiter les écarts liés à la surface et aux conditions. À ce niveau, l’ajustement compte autant que la qualité brute.
« It’s the first clay tournament of the year for me. […] I think it is just more so for the process to do well the next coming weeks. »
Perspective : viser le bon pic à Roland-Garros
La suite logique pour Coco Gauff s’organise autour d’un calendrier précis : l’Américaine a présenté Roland-Garros comme son objectif prioritaire, avec l’ambition d’y “peak”. Stuttgart, dans son plan, doit servir de prélude à cette échéance, et non de fin en soi. Le prochain match et le prochain adversaire dépendront du tirage au sort à venir, mais l’objectif restera le même : arriver à Roland-Garros avec une exécution plus stable sur la terre.
À court terme, le point à défendre est donc clair : transformer les ajustements de Stuttgart en continuité, pour que la transition vers les prochaines semaines ne soit pas un frein. En clair, Gauff veut que son tournoi lui donne des repères, afin de maximiser ses chances sur la quinzaine parisienne.




