Coco Gauff a approché le titre à Rome, mais Elina Svitolina a encore frappé juste. Avant la finale du Masters 1000 sur terre battue, l’Américaine a déjà chuté deux fois cette saison face à l’Ukrainienne, dont un match largement dominé en Australie.
Coco Gauff a d’abord connu un début d’année solide, avec un 3-1 à l’United Cup puis un démarrage en quatre victoires à l’Australian Open. Mais à Melbourne, Svitolina a pris la main d’entrée et a signé un 6-1 6-2 en 59 minutes. Dans ce match, Gauff a notamment commis cinq doubles fautes et 26 fautes directes, avec trois seuls coups gagnants. La frustration s’est ensuite traduite par un geste fort dans le couloir de Rod Laver Arena.
Un match qui a coupé l’élan en Australie
Ce qui a compté, c’était la capacité de Svitolina à imposer son rythme dès les premiers échanges. À l’Australian Open, elle a remporté l’essentiel des points sans laisser d’espace, pendant que Gauff a multiplié les erreurs non provoquées. Le contraste a été net : cinq doubles fautes et 26 fautes directes, c’est trop pour espérer tenir tête à un adversaire qui accélère au bon moment.
Trois semaines plus tard, les deux joueuses se sont retrouvées à Dubai en WTA 1000. Là encore, Svitolina a démarré vite : elle a remporté le premier set, puis a pris un break tôt dans la deuxième manche. Gauff a évité l’élimination en sauvant quatre balles de match, mais n’a pas pu aller au bout. Svitolina a gagné 6-4 6-7(15) 6-4, confirmant que le duel pouvait se jouer sur des séquences de contrôle très courtes.
Rome : le même obstacle, un autre contexte
À Elina Svitolina, la trajectoire 2026 a aussi été marquée par des résultats contrastés sur ses cinq derniers matchs. Elle a perdu contre Baptiste 3-6 5-7, puis a battu Jones 6-2 6-4. Elle a ensuite perdu contre Rybakina 5-7 4-6, avant de battre Swiatek 6-2 4-6 6-4 et Krueger 6-4 6-2. Autrement dit : à Rome, ce n’est pas un seul tableau qui compte, c’est la capacité à être présente quand le match devient exigeant.
Pour Gauff, l’enjeu stratégique est clair : elle devra mieux gérer le début. Les confrontations récentes montrent qu’elle a souvent payé cher l’entame contre Svitolina, puisqu’elle a perdu le premier set dans chacune de ses cinq rencontres contre l’Ukrainienne. À Rome, sur terre battue, ce type de retard n’offre pas beaucoup de marge de manœuvre : il faut ensuite courir après le rythme au lieu de le choisir.
Le duel au sommet se joue sur un détail : l’entrée dans le match
Dans l’historique, Gauff menait 2-1 avant la saison 2026, mais elle a ensuite perdu les deux derniers duels. Le précédent le plus récent à Dubai et celui de l’Australian Open ont renforcé l’idée que Svitolina savait faire basculer les matchs tôt. Même quand Gauff a gagné auparavant, elle a dû aller chercher la décision en trois sets, notamment à l’Auckland en 2024 et à l’US Open en 2024.
À venir, le rendez-vous est immédiat : si Gauff voulait rompre ce schéma à Rome, il faudra le faire face à Svitolina lors de la finale du Masters 1000. L’objectif est simple sur le papier : battre l’adversaire qui a déjà gagné deux fois cette saison. Et surtout, éviter de lui donner trop tôt le contrôle du tempo.




