Le débat sur un boycott des tournois du Grand Chelem a pris de l’ampleur après les prises de position d’Aryna Sabalenka. Interrogée à ce sujet, Coco Gauff a estimé que les joueuses devaient s’organiser et faire pression, tout en assurant que le circuit continuerait de tourner “comme d’habitude”.
Union, pression médiatique et “tout le monde joue”
Dans les tribunes, on sentait déjà la tension autour du sujet quand la joueuse américaine a évoqué l’idée d’une mobilisation collective. Elle a indiqué qu’elle partageait l’approche inspirée par d’autres sports, en parlant d’un rôle décisif de l’union pour obtenir des avancées concrètes. Sur le plan du calendrier, elle a aussi insisté : si les joueuses se présentent, elles le feront avec le même comportement que d’ordinaire.
« Oui, honnêtement, je suis plutôt d’accord, en regardant ce que la ligue a accompli. Je pense que ça aide d’avoir une union », a déclaré Coco Gauff. Elle a ensuite ajouté qu’il fallait “de la pression” via les médias, avec l’idée que chacun continue à se présenter aux compétitions, sans changer de posture pendant les tournois réguliers.
Sur le court, elle a déjà réagi à la pression par des gestes très physiques, comme frapper sa raquette au sol pour évacuer la frustration.
Un boycott, mais pas “en solo”
Coco Gauff s’est montrée prudente sur la forme exacte que prendrait une action. Elle a dit ne pas avoir été impliquée dans une discussion réelle au sujet d’un boycott, en précisant qu’elle n’avait pas échangé avec d’autres joueuses sur le circuit à ce niveau. Son point de vue a été clair : si une collaboration devait exister, elle devait être collective.
« Je n’ai jamais été impliquée dans une vraie discussion à ce sujet, comme quelque chose d’aussi grand qu’un boycott », a expliqué Coco Gauff. Elle a aussi précisé que ce n’était “pas à propos d’elle”, mais plutôt de l’avenir du sport. Dans sa bouche, l’enjeu a pris une dimension commune : le mouvement ne devait pas être porté par une seule voix.
Cette prudence s’est retrouvée dans ses résultats récents, où chaque rencontre a gardé son autonomie. Sur ses cinq derniers matchs, Coco Gauff a perdu contre Sabalenka 2-6 6-4 3-6, puis a battu Muchova 6-1 6-1. Elle a ensuite battu Bencic 6-3 1-6 6-3, battu Cirstea 6-4 3-6 6-2 et battu Parks 3-6 6-0 6-1.
Les joueuses concernées et l’argent du “Slam”
Au-delà du mot “boycott”, la discussion a aussi porté sur les joueuses classées entre la 50e et la 200e place. Coco Gauff a insisté sur le fait que ces athlètes ne gagnent pas beaucoup d’argent avec les tournois du Grand Chelem, et a comparé la situation avec d’autres sports où la répartition serait plus favorable. Là, l’idée n’était pas de s’arrêter au débat, mais d’ouvrir une revendication plus large.
Dans le même fil, elle a estimé que l’amélioration observée, notamment parmi les joueuses du top 10, allait dans le sens d’un alignement des positions. Elle a aussi dit que cette étape devait servir de point de départ pour continuer la défense des droits, et pour donner plus de poids à la voix des joueuses dans le sport.
Une image résume bien l’instant : sur le court, quand le public retenait son souffle, on l’a vue enchaîner après un changement de rythme. Techniquement, on a remarqué comment elle s’est repositionnée pour repartir sur un coup droit plus direct, avec une accélération rapide après l’impact, comme pour remettre de la stabilité dans l’échange.
Et maintenant : rester dans le tableau, puis faire pression
Le débat autour d’un boycott n’a pas effacé l’objectif immédiat : Coco Gauff a répété qu’elle continuerait à “se comporter comme d’habitude” et à jouer les tournois réguliers. Avant toute action plus collective, elle a insisté sur l’importance que tout le monde avance ensemble, au même moment, avec une stratégie portée aussi par les médias.
Prochaine étape pour le public et pour les joueuses : transformer ces prises de parole en décisions concrètes. À court terme, l’enjeu passe par la suite du calendrier et par la façon dont les joueuses du circuit organiseront leur unité, match après match, sans rompre le rythme du tableau.




