Coco Gauff a repris à sa manière une phrase devenue culte de Rafael Nadal lors de sa conférence de presse avant le Masters 1000 de Madrid sur terre battue. À l’approche de son tournoi, la numéro 3 américaine a posé une règle claire : se concentrer sur Madrid, sans revenir sur « tout le reste ».
Madrid d’abord : une consigne de vestiaire
Dans la capitale espagnole, Gauff a installé le ton dès les premiers échanges. Elle a expliqué qu’elle était bien à Madrid et qu’elle n’allait pas parler d’autres sujets, en reprenant l’idée formulée par Nadal. Ce n’était pas une réponse “à chaud” au hasard : c’était une manière de cadrer l’attention, juste avant une quinzaine qui demande de la gestion et du sang-froid.
Son message a aussi visé un point précis : le souvenir du match de finale disputé à Miami le mois précédent. Elle a dit qu’elle avait “vraiment” voulu y gagner, avant de corriger le tir en soulignant qu’il ne servait à rien de ruminer cette déception. Le calendrier ne pardonne pas les retours en arrière, et à ce stade, le mental se joue autant dans les mots que dans les jambes.
Un objectif affiché : Caja Mágica, premier titre
Gauff a admis qu’elle aimerait remporter son premier titre à Caja Magica cette année. Elle a précisé qu’elle abordait le tournoi pour la sixième fois à Madrid, avec une place de choix dans le tableau : elle a été tête de série n°3 et elle a bénéficié d’un bye au premier tour. Concrètement, cela lui a laissé une marge de manœuvre dès l’entrée dans la compétition.
Cette programmation a un impact direct : moins de matches à encaisser au départ, plus de temps pour régler les détails. Et quand on parle de terre battue, chaque journée compte pour ajuster le rythme et la répétition. Gauff a choisi de ne pas s’éparpiller, de garder Madrid comme seul objectif immédiat.
Ce que ses cinq derniers matchs ont raconté
Avant d’entrer à Caja Magica, Gauff a enchaîné plusieurs matchs récents. Elle a perdu contre Sabalenka (6-2 4-6 6-3). Ensuite, elle a remporté un match contre Muchova (6-1 6-1), puis contre Bencic (6-3 1-6 6-3).
La suite a confirmé une capacité à tenir son plan : elle a battu Cirstea (6-4 3-6 6-2) et a ensuite dominé Parks (3-6 6-0 6-1). Ces faits isolés ont surtout montré une chose : quand elle a pris l’initiative, elle a su la transformer en score. À Madrid, ce type de régularité pèse dans les tours où l’on ne peut pas se permettre une seconde chance.
La leçon Nadal : tourner la page, rester dans le présent
La référence à Nadal n’était pas décorative. Dans son propre récit, Nadal avait expliqué qu’il ne voulait pas “se préoccuper du passé”, en enchaînant trois phrases : “What happened in Monte Carlo happened. What happened in Barcelona happened. What happened in Madrid happened. And now we are here. We are in Rome.” L’idée était simple : chaque chapitre se ferme quand le suivant s’ouvre.
« Je suis ici à Madrid, et comme Nadal l’a dit, on ne va pas parler de tout le reste. »
Gauff a repris ce cadre pour Madrid, et c’est là que ça se joue. Sur terre battue, la pression arrive vite, surtout avec un statut de tête de série et un bye. Elle a choisi de verrouiller le discours pour éviter que Miami ne parasite l’objectif immédiat : jouer les bons matches au bon moment, à Caja Magica.
Pour la suite, Gauff entame son tournoi à Madrid avec son bye au premier tour. Son prochain adversaire sera celui désigné par la grille du tableau, à partir du tour où elle entrera en lice. Le point d’attention est clair : transformer ce statut de tête de série en progression réelle dans l’édition 2026, tout en sécurisant les tours suivants avant la fin de la quinzaine sur terre battue.




