Coco Gauff a expliqué, lors de son arrivée à Stuttgart, pourquoi le tournoi du Porsche Tennis Grand Prix était, selon elle, son tournoi de terre battue le moins confortable. L’Américaine a aussi insisté sur l’envie d’en faire un bon départ pour la saison sur terre battue, après une programmation qui l’a conduite à démarrer dès les premiers jours du calendrier.
Une terre battue « unique » et un cadre indoor
Coco Gauff a posé le diagnostic sans détour : à Stuttgart, la terre battue serait différente, « un peu glissante », ce qui compliquait l’ajustement. Elle a aussi pointé l’aspect indoor, qu’elle ne voit que plus tard dans l’année, et qui change la sensation de jeu dès les premiers échanges. Dans sa manière de préparer la saison, le choix est clair : commencer par un environnement qu’elle juge moins confortable, plutôt que d’attendre d’être parfaitement alignée.
Sur ce point, la question qui se pose maintenant est simple : comment transformer une contrainte en repère ? Gauff a justement cherché à relativiser l’enjeu immédiat en parlant d’un tournoi « plus difficile » pour rendre le reste de la saison « plus facile ». Ce n’était pas une promesse de résultat, mais une intention de gestion mentale et technique. Et dans une programmation où l’on enchaîne vite les semaines, ce type de pari compte autant que le jeu.
Stuttgart, un historique contrasté mais une porte d’entrée protégée
Le Stuttgart de Gauff n’a pas été un long fleuve tranquille. En 2022, elle avait perdu dès le premier match contre Daria Kasatkina. L’année suivante, elle s’était fait surprendre par Anastasia Potapova en huitième de finale. En revanche, lors des deux dernières participations, elle avait atteint des quarts de finale consécutifs, ce qui montre qu’elle savait finir par trouver des leviers sur place.
Cette fois, elle entrait dans le tournoi avec un avantage de calendrier : elle était tête de série n° 2 et bénéficiait d’un bye au premier tour. Le rapport de force change alors : au lieu de subir un match d’entrée, elle pouvait consacrer davantage d’énergie à l’adaptation à la surface et au rythme. En clair, elle a choisi un démarrage qui réduit les frictions, tout en acceptant le terrain qu’elle juge « le moins confortable » de la saison.
Sa préparation s’est appuyée sur des matchs concrets
Avant de lancer sa campagne, Gauff a aussi des repères récents, même si elle ne les a pas transformés en discours de trajectoire. Dans ses cinq derniers matchs, elle avait gagné contre Sabalenka (6-2 4-6 6-3), puis contre Muchova (6-1 6-1). Elle avait ensuite battu Bencic (6-3 1-6 6-3), avant de s’imposer face à Cirstea (6-4 3-6 6-2). Enfin, elle avait remporté son dernier match contre Parks (3-6 6-0 6-1).
Ce qui compte, c’est la façon dont ces résultats s’alignaient avec son objectif : « kick off the clay season strong », autrement dit lancer la saison de terre avec un socle solide. Le choix stratégique était donc double : accepter Stuttgart comme point de départ exigeant, mais arriver avec des matchs où elle avait su imposer son rythme dans des scénarios différents. C’est souvent comme cela que se construit une marge de manœuvre : pas en rêvant, en préparant.
« Le clay ici est unique et un peu glissant, donc il est difficile de s’y ajuster »
Le premier match contre Liudmila Samsonova : un test immédiat
La programmation de Gauff à Stuttgart s’ouvrait contre Liudmila Samsonova. Son adversaire avait battu Antonia Ruzic au premier tour, ce qui donnait un signal : le match d’entrée ne serait pas un simple formalité pour prendre ses repères. Dans ce type de tournoi, c’est là que ça se joue : entre l’ajustement à une surface « glissante » et la capacité à enchaîner dès le premier tour sans perdre de temps dans l’interprétation du terrain.
La question qui se pose maintenant est celle de la bascule : Gauff a assumé Stuttgart comme son point de friction principal sur la terre, mais elle a également dit vouloir en faire un tremplin. Elle a été « happy to be back » et a espéré que ce début de saison soit positif. Prochain rendez-vous : son match face à Liudmila Samsonova au Porsche Tennis Grand Prix, sur terre battue, avec un enjeu concret de progression dans le tableau dès les premiers jours du tournoi.




