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Cobolli raconte l'hiver d'entraînement avec Alcaraz

Flavio Cobolli a raconté ses semaines d'entraînement avec Carlos Alcaraz en hiver : les séances épuisantes, les conseils sur son jeu et le prix à payer sur le terrain lorsqu'on perd face au numéro un mondial.

Lena Kovac
6 mars 2026
3 min
Cobolli raconte l'hiver d'entraînement avec Alcaraz

En marge du circuit, Flavio Cobolli a confié les coulisses d'une préparation hivernale passée aux côtés de Carlos Alcaraz. L'Italien de 23 ans a évoqué sans détour les exigences physiques de cette collaboration, ses enseignements, et la façon dont une défaite sur le court peut se payer en salle de musculation.

Un hiver à l'école du numéro un mondial

Flavio Cobolli n'a pas ménagé ses mots au moment de décrire l'expérience. Interrogé par La Gazzetta dello Sport, il a reconnu que s'entraîner avec le numéro un mondial demande une adaptation immédiate — physiquement et mentalement. La règle était simple : celui qui perd sur le terrain paie la facture ailleurs.

« Il m'a donné beaucoup de force. Et quand je devais payer le prix d'une défaite, je l'assumais : deux ou trois séances de renforcement supplémentaires, appelons ça comme ça. S'entraîner avec Carlos, c'est toujours beaucoup de fun, mais c'est du travail dur. »

Cobolli avait rejoint ce bloc de préparation début décembre, au sortir de la Coupe Davis — des matchs à rallonge qui l'avaient vidé physiquement et mentalement selon ses propres termes. Tenir le rythme imposé par Carlos Alcaraz dans ce contexte relevait donc d'un double défi.

Des conseils concrets, une prise de conscience

Au-delà de l'effort brut, l'Italien a surtout retenu les échanges techniques. Alcaraz lui aurait prodigué des conseils directement liés à son jeu, des observations qui lui ont permis d'identifier ses propres lacunes et les zones à améliorer. Cobolli avait déjà dit publiquement que deux séances avec lui semblaient durer vingt minutes — un signe de l'intensité et de la concentration que l'Espagnol impose dans chaque échange.

Ce type de repère est difficile à trouver dans le circuit. Croiser régulièrement un joueur du niveau d'Alcaraz à l'entraînement offre un étalon que les données statistiques ne peuvent pas reproduire : la perception de l'espace, la vitesse de balle, la pression sur chaque frappe.

La défaite comme mesure, pas comme traumatisme

En match, la confrontation entre les deux joueurs s'est déjà matérialisée une fois. Lors du premier tour à Roland Garros le 29 mai 2023, Alcaraz s'était imposé 6-0, 6-2, 7-5 — voir le détail du match. Un score sévère sur les deux premiers sets, légèrement rééquilibré sur le troisième. Cobolli ne cache pas la réalité de l'écart, mais refuse de s'y enfermer. Il se dit conscient de rester un adversaire exigeant, que personne ne bat aisément, et préfère lire dans ces défaites une indication de travail plutôt qu'un plafond.

Le même raisonnement s'applique à sa défaite contre Jannik Sinner sur le score de 6-2, 7-6. Deux matchs perdus contre les deux meilleurs joueurs du monde, deux cadres d'évaluation que peu de joueurs de son rang peuvent se targuer d'avoir traversés.

Une polyvalence revendiquée, un objectif précis

Ce qui anime Cobolli au-delà de ces confrontations, c'est la question de la surface. L'Italien affirme se sentir à l'aise sur tous les types de terrain — et tient particulièrement à son adaptation au dur, une surface sur laquelle on lui avait longtemps prédit des limites. Il considère avoir démenti ces pronostics et entend continuer dans cette direction.

Actuellement classé 20e mondial, Cobolli aborde la suite de la saison avec des ambitions claires. Son prochain objectif sera de confirmer ce niveau face à des adversaires du top 30 ou 40, là où les points comptent le plus pour progresser dans la hiérarchie. La saison sur dur américaine, puis la terre battue européenne, représenteront les prochains véritables tests de cette préparation hivernale atypique.

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