Alexander Bublik a validé son billet pour les demi-finales de l’ATP 250 de Kitzbuhel en éliminant Alex Molcan sur terre battue. Dans le match, le Kazakh a surtout marqué les esprits avec une séquence improbable : cinq doubles fautes dans un même jeu.
Alexander Bublik a remporté son quart de finale 6-3, 6-2. Le scénario du deuxième set a cependant comporté une parenthèse étrange : après avoir pris l’ouverture du premier set et s’être détaché grâce à un break précoce dans le deuxième, il a lâché prise sur un jeu qui a tourné au chaos. Sur le quatrième jeu du set, il a empilé cinq doubles fautes avant de se faire reprendre immédiatement.
Cinq doubles fautes, puis un retour à l’essentiel
Sur cette séquence, le match a basculé sur un détail : ce n’était pas un échange qui s’est étiré, ni une série d’occasions de break qui a enflammé le jeu. C’était un moment de service, au moment où Alex Molcan a profité de l’instabilité pour revenir au contact.
Mais l’effet a été de courte durée. Juste après ce jeu, Bublik a repris le contrôle en obtenant deux breaks consécutifs. Ensuite, il a enchaîné avec quatre jeux pour conclure sans laisser une nouvelle porte ouverte. Ce qui a fait la différence, ce n’était pas la perfection : c’était la capacité à effacer l’erreur et à remettre le point sur son rapport de force.
Une victoire en deux sets, malgré un accroc au service
Après la rencontre, Alexander Bublik a tourné l’épisode en dérision. Interrogé sur sa “mauvaise passe” de service, il a répondu avec humour, en rappelant l’importance du geste au plus haut niveau : il a expliqué que, même en réussissant à servir cinq doubles fautes sur un jeu, il restait possible de gagner le match.
« Le coup le plus important au tennis, c’est le service. Donc, tous ceux qui regardent peuvent en tirer une bonne leçon : vous pouvez servir cinq doubles fautes et quand même gagner le match. »
Cette phrase a eu le mérite de résumer l’attitude du Kazakh : il n’a pas cherché à dramatiser l’instant, et il a surtout remis sa stratégie au bon endroit dès que la pression est retombée.
La demi-finale contre Tomas Martin Etcheverry
Pour atteindre la finale à Kitzbuhel, Bublik retrouvera Tomas Martin Etcheverry, tête de série n°4. Le duel s’annonçait déjà équilibré dans les têtes : Bublik a rappelé qu’il avait déjà affronté l’Argentin “à quelques reprises”, et il a surtout insisté sur le fait que ce serait “très difficile”.
Il a aussi mentionné un repère concret : Etcheverry a remporté son premier titre ATP sur terre battue cette année, ce qui a donné un signal supplémentaire sur la surface. Dans ce contexte, le choix tactique le plus logique pour Bublik a été clair : sécuriser sa construction et redevenir dominant dans les moments clés, plutôt que de rester prisonnier de la séquence à doubles fautes.
La suite probable pour Alexander Bublik à Kitzbuhel l’oppose à Tomas Martin Etcheverry en demi-finales. Les points à défendre se résument à une seule chose : décrocher une place en finale à l’ATP 250 de Kitzbuhel sur terre battue, avec l’objectif de poursuivre son parcours à partir du tableau principal.




