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Bartoli soutient Andreeva après un appel ELC contesté à Madrid

À Madrid, Mirra Andreeva a contesté un appel ELC en demi-finale contre Hailey Baptiste. Marion Bartoli l’a soutenue, jugeant qu’un décalage massif entre ligne et marque peut indiquer une balle sortie.

Lena Kovac
2 mai 2026
3 min
Bartoli soutient Andreeva après un appel ELC contesté à Madrid

Mirra Andreeva a défendu sa position après un incident avec le système électronique de détection des lignes à Madrid, et Marion Bartoli s’est rangée du côté de la joueuse. En demi-finale, la Russe a estimé qu’un tir était clairement sorti, mais l’arbitre a refusé de revenir sur la décision validée par la technologie.

Le moment s’est produit tôt dans le match, alors qu’Andreeva affrontait Hailey Baptiste à 2-2, avec une avance de 15/0 au service de l’Américaine. À l’issue du point, la joueuse a quitté son siège et s’est approchée de l’arbitre de chaise, Kader Nouni, pour expliquer que la balle avait débordé la ligne. Depuis les tribunes, on a senti la tension monter au rythme de ces quelques mètres parcourus, puis du geste de la main vers la marque au sol.

Un appel ELC qui a fait basculer la discussion

Mirra Andreeva a contesté un appel en s’appuyant sur la trajectoire et la position de la balle, en décrivant à l’arbitre la largeur qu’elle jugeait évidente. Mais Kader Nouni a rappelé la règle : il n’était pas autorisé à s’opposer au système de lignes électroniques. Le public a réagi par à-coups, comme quand un silence se prolonge après une décision qui ne bouge pas.

Ce n’était pas un cas isolé à Madrid. Plus tôt dans le tournoi, Elena Rybakina s’est également plainte d’un service de Zheng Qinwen annoncé “dans” par l’ELC, alors que la joueuse a montré la marque au sol pour démontrer qu’il était sorti. Là encore, l’échange avec l’arbitre a pris de l’ampleur : on a vu la main se lever, le regard fixé sur le point, puis le ton se durcir dans la zone de service.

Bartoli : “un décalage massif” entre ligne et marque

Interrogée après l’incident, Marion Bartoli a pris la défense d’Andreeva, tout en reconnaissant la limite du système. Sur Sky Sports, elle a expliqué qu’elle n’aimait pas la décision, mais qu’elle comprenait aussi l’impossibilité de changer l’appel quand la technologie a tranché. Son argument reposait sur une observation visuelle : quand elle voyait “un décalage massif” entre la ligne et la marque, elle estimait que la balle devait être sortie.

« Quand je vois un décalage massif entre la ligne et la marque, de mon point de vue, cela veut dire que la balle est absolument et définitivement dehors. Je comprends la frustration de Mirra, mais ils ne peuvent pas changer : ils doivent suivre la technologie. »

Dans la foulée, elle a aussi évoqué la nécessité d’une réflexion à long terme. “Revenir à la planche”, a-t-elle dit, pour imaginer un système plus fiable. Sur le court, ces mots ont résonné avec ce que l’on a vu en tribunes : l’attente d’une correction impossible, et la sensation que le débat se joue désormais à quelques centimètres près.

Andreeva a tenu son match jusqu’au bout

Après l’incident de début de demi-finale, Mirra Andreeva a continué et a finalement remporté son duel contre Hailey Baptiste. Elle s’est imposée 6-4, 7-6 (8), un score qui a conservé l’intensité jusqu’à la fin du second set. Le dernier échange a été disputé avec un tempo plus nerveux : on l’a vue accélérer ses appuis, puis se remettre en position dès que la balle a retombé derrière la ligne.

Le match s’est déroulé sur la surface de Madrid, avec un enjeu clair pour la place en finale. Et malgré la controverse, Andreeva a poursuivi son plan de jeu : elle a enchaîné les échanges depuis la ligne de fond et a cherché à garder la pression sur les points clés, notamment quand la seconde manche s’est refermée en fin de tie-break.

Finale à Madrid : Kostyuk, samedi, et points à défendre

La controverse n’a pas effacé le calendrier. Mirra Andreeva retournera sur le court samedi pour affronter Marta Kostyuk en finale du tournoi de Madrid. Pour Andreeva, l’objectif était d’aller au bout et d’occuper cette dernière marche : elle l’a fait en traversant une demi-finale où un appel ELC contesté a déclenché une discussion immédiate et où la décision n’a pas bougé. À partir de là, la finale devient le prochain rendez-vous concret, avec l’enjeu de transformer une performance sous tension en résultat final.

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