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Bartoli conseille Raducanu de s'inspirer de Sabalenka

Marion Bartoli conseille Emma Raducanu de s'inspirer d'Aryna Sabalenka et de son tandem de six ans avec Anton Dubrov pour retrouver de la stabilité dans son encadrement.

Nicolas Besson
1 avril 2026
3 min
Bartoli conseille Raducanu de s'inspirer de Sabalenka

Neuf entraîneurs en cinq ans. Ce chiffre résume à lui seul la relation d'Emma Raducanu avec le coaching depuis 2021. Marion Bartoli, lauréate de Wimbledon en 2013, estime que la Britannique devrait s'inspirer du modèle Aryna Sabalenka pour retrouver une trajectoire ascendante : un entraîneur, une voix, une durée.

Le modèle Sabalenka : six ans avec le même coach

Aryna Sabalenka a fait un choix audacieux en 2020 en confiant son développement à Anton Dubrov, ancien joueur bélarusse alors âgé de 25 ans. Six ans plus tard, ce tandem tient toujours. Sous cette direction stable, la Bélarusse a atteint huit finales de Grand Chelem depuis 2023 et en a remporté quatre. Elle occupe la première place mondiale depuis octobre 2024.

En août dernier, Sabalenka a étoffé son équipe en intégrant Max Mirnyi, ancien numéro un mondial en double. Mais Dubrov reste le pilier central du dispositif. C'est cette continuité que Bartoli cite en exemple.

Raducanu et l'instabilité chronique du banc

Emma Raducanu, classée 28e mondiale, a séparé ses chemins avec Francisco Roig après l'Open d'Australie cette année, au terme de seulement cinq mois de collaboration. Elle s'entraîne depuis avec son partenaire d'entraînement Alexis Canter et a fait revenir Mark Petchey dans son entourage.

Petchey, avec qui la Britannique avait déjà travaillé entre mars et juillet 2025, lui apporte un cadre de confiance. Le problème est structurel : le technicien de 55 ans exerce en parallèle une activité dans les médias tennistiques, ce qui rend une collaboration à plein temps difficilement compatible.

Ce que le score ne dit pas toujours, c'est l'impact d'une voix extérieure stable sur les décisions tactiques en cours de match. Bartoli, elle, est convaincue que c'est précisément ce manque qui freine Raducanu.

« Pour Emma, continuer à changer d'entraîneur est un sujet délicat, car elle a besoin d'une certaine stabilité. [...] Je crois vraiment qu'elle devra trouver quelqu'un en qui elle peut avoir confiance sur une longue période si elle veut progresser. »

Le titre de 2021 comme point de comparaison permanent

Bartoli n'est pas la première à pointer cette instabilité. La victoire à l'US Open 2021 a placé Raducanu dans une position particulière : chaque résultat depuis est mesuré à l'aune de cette semaine hors norme. Le poids de la référence est réel, et le turnover d'entraîneurs n'a pas aidé à construire une base solide sur la durée.

Sabalenka, elle, a su traverser des périodes délicates — notamment ses difficultés au service — sans remettre en cause la structure de son équipe. C'est cette solidité institutionnelle que Bartoli défend comme modèle.

Une question de continuité avant tout

La vraie question n'est pas de savoir si Petchey est le bon choix, mais combien de temps cette configuration tiendra. Son double agenda professionnel rend la durabilité incertaine. Raducanu disputera les prochaines semaines sans certitude sur l'encadrement qui l'accompagnera dans les tournois à venir.

Sur le court de Miami, Aryna Sabalenka vient de s'imposer en finale face à Coco Gauff sur le score de 6-2, 4-6, 6-3 (voir le détail du match). Un titre de plus pour illustrer l'efficacité d'un système construit dans la durée — exactement ce que Bartoli appelle de ses vœux pour Raducanu.

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