Carlos Alcaraz a fait le choix de ralentir son calendrier après une blessure au poignet droit. Jennifer Brady, finaliste de l’Australian Open 2021, a approuvé cette décision, estimant qu’il ne fallait pas précipiter un retour au risque de conséquences durables.
Le poignet droit a imposé un calendrier plus prudent
Carlos Alcaraz a débuté sa tournée sur terre battue avec un succès contre Otto Virtanen dans l’opening à Barcelone, avant de se blesser au poignet droit. Le lendemain, il a retiré sa participation au reste de Barcelone, puis il a aussi manqué le Madrid Masters. Le 24 avril, il a annoncé son retrait de Rome et de Roland-Garros.
Les tests ont ensuite précisé la nature du problème : il s’agissait d’une inflammation de la gaine tendineuse au poignet droit, sans déchirure. Dans les vestiaires, ce type d’information change la décision : ce n’est plus une simple gêne à gérer à la marge, c’est une question de récupération réelle.
Brady : « il a si longtemps devant lui »
Jennifer Brady a parlé en connaissance de cause. L’Américaine a rappelé qu’elle avait dû faire face à des blessures sérieuses après sa défaite en finale de l’Australian Open 2021 contre Naomi Osaka. Elle a ensuite subi plusieurs interventions chirurgicales et a connu deux périodes d’arrêt de plus de deux ans.
Dans ce contexte, Brady a validé la prudence d’Alcaraz. Elle a confié sur le podcast The Player’s Box :
« Je pense que c’est son poignet ou son avant-bras droit. Il a un plâtre dessus. Il est si jeune, et ça ne vaut pas le coup de prendre des risques. Il a tellement de temps devant lui, et il est tellement bon. »
Le message était clair : la jeunesse ne rend pas le risque acceptable. Elle rend au contraire l’objectif encore plus stratégique : préserver la carrière plutôt que gagner quelques semaines.
Un retrait présenté comme une décision médicale
Le 24 avril, Carlos Alcaraz a décrit son retrait de Roland-Garros comme un moment « compliqué ». Il a expliqué que, suite aux résultats des examens, la décision la plus prudente consistait à s’abstenir de participer à Rome et à Roland-Garros le temps d’évaluer l’évolution avant un retour sur le court. La logique était celle d’un diagnostic suivi d’une attente calibrée.
Cette façon de communiquer compte. Quand un joueur annonce qu’il attend « d’évaluer l’évolution », il envoie un signal : il ne cherche pas une issue immédiate, il cherche une marge de manœuvre. Et sur un calendrier aussi dense, cette marge de manœuvre devient souvent la différence entre une reprise solide et une rechute.
Le choix de l’enchaînement… et du non-enchaînement
Avant la série de retraits, le droitier a montré qu’il savait enchaîner. Dans ses cinq derniers matchs fournis, il a perdu contre Machac par forfait (D vs Machac (W/O)), puis il a battu Virtanen (V vs Virtanen 6-4 6-2). Il s’est ensuite incliné face à Sinner (D vs Sinner 7-6(5) 6-3), avant deux victoires : contre Vacherot (V vs Vacherot 6-4 6-4) et contre Bublik (V vs Bublik 6-3 6-0).
Ce détail est important : il ne s’est pas arrêté après une série de contre-performances, mais après un événement médical. C’est là que ça se joue. Le rapport de force à court terme devient secondaire face au risque d’alimenter une inflammation. Il a donc choisi de casser l’enchaînement, pas de le prolonger.
La question qui se pose désormais est simple : quand l’évolution du poignet droit permettra-t-elle un retour ? Le prochain rendez-vous dépendra du calendrier qu’il a décidé de mettre entre parenthèses, avec l’objectif de revenir sur le court après Rome et Roland-Garros. En attendant, l’objectif est d’éviter que l’inflammation ne s’installe et de retrouver une condition qui tienne sur plusieurs semaines.




